«Bayane Auto», nouveau cahier sectoriel hebdomadaire
Le secteur de l’automobile est incontestablement le mieux structuré et le plus rentable de l’industrie marocaine. Depuis le début des années 90, avec le lancement du projet de la voiture économique et la restructuration de la Somaca, le Maroc en a fait le cheval de bataille de sa stratégie d’industrialisation et d’encouragement des investissements.
Les recettes furent bien dosées et la volonté politique infaillible. Tous les ingrédients du succès étaient réunis : un marché local en constante évolution et qui a atteint l’âge de la maturité, des industriels engagés, passionnés et expérimentés et enfin, un secteur financier qui n’a pas tardé à détecter l’importance de l’enjeu et a opéré des retours pleins de sincérité et de componction ayant permis l’éclosion d’un secteur structuré, rentable et stabilisé, qui jouit, de surcroît, d’une image forte à l’international.
Notre pays dispose actuellement d’une capacité de fabrication de 600.000 véhicules par an et compte déjà parmi les grands constructeurs automobiles dans le monde. Le gouvernement ambitionne d’atteindre 1 million de véhicules à l’horizon 2020. Pour ce faire, il a structuré le secteur en écosystèmes performants dans le cadre du Plan d’accélération industriel (PAI) 2014-2020. Ces écosystèmes seront les catalyseurs de la croissance de la filière et de son ancrage mondial.
En 2016, l’automobile s’est même permis le luxe de sauver les exportations marocaines avec un chiffre d’affaires à l’export de 54,4 milliards de dirhams en hausse de 11,5%. Elle se hisse ainsi au rang de premier secteur exportateur avec 24,4% dans les exportations totales avec, en prime, un taux d’intégration de 40% qui rend la valeur ajoutée en importation encore plus importante. Ces résultats sont les fruits d’un long processus de réformes et d’incitations. D’ailleurs, les observateurs sont unanimes à reconnaître l’empreinte du Plan d’accélération industrielle qui a succédé au plan Emergence dans ces résultats. Les incitations fiscales et l’aide à la formation ont été renforcées par le lancement d’un fonds de développement industriel doté de plus de 20 milliards de dirhams.
«Bayane Auto», notre cahier hebdomadaire qui paraîtra tous les mercredis, intervient donc comme une modeste contribution du quotidien Al Bayane à cette «success story» 100% marocaine et ambitionne de rapprocher ses lecteurs des avancées de ce secteur clé de l’économie nationale.
Najib Amrani