Une nouvelle reconfiguration en vue

CCIS de Casablanca-Settat

La Chambre de Commerce et de l’industrie et des services de la région de Casablanca-Settat devrait refaire l’élection de son bureau et de son président. Puisque la justice administrative, en première instance et en appel, vient d’annuler l’élection du bureau mis en place lors de la session élective du mois d’août dernier. Et ce, suite à un recours déposé par les élus du PAM et du PJD qui avaient contesté l’opération de l’élection du président et de son bureau. Lors de la cession du mois d’août consacrée à l’élection du président et du bureau, l’istiqlalien Hassan El Berkani a obtenu 83 voix contre 56 pour son rival, Yasser Adil, président sortant et membre de l’UC. Mais lors de l’élection des membres du bureau, la liste présentée par le président n’a été validée que par la majorité des présents et non pas par la majorité des membres de la Chambre. Cette liste a recueilli 72 voix sur les 140 membres présents, alors que la majorité absolue est de 75. Il aurait donc fallu le vote de 75 membres, sur un total de 148, pour que l’opération de l’élection du bureau soit conforme à la loi en vigueur. C’est ce que dispose d’ailleurs l’article 30 de la loi 38-12 portant statut des Chambres de Commerce, d’industrie et de services, indiquant que «l’élection des membres du bureau a lieu au scrutin de liste au vote secret et à la majorité des membres». Le président déchu, qui avait dirigé la CCIS de 2009 à 2015, a été porté à la présidence par une alliance du RNI, de l’Istiqlal et de l’USFP (soit 68 sièges), alors que le PAM et le PJD (32 sièges) avaient contesté l’élection. Aujourd’hui, tous les scénarios restent probables.

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