L’IATA souhaite que les gouvernements africains soutiennent les compagnies aériennes

Pour prévenir leur effondrement

L’Association Internationale du transport aérien (IATA) a émis le souhait que les gouvernements africains renflouent les compagnies aériennes pour prévenir leur effondrement occasionné par la pandémie de Covid-19.

Cet appel de l’Association intervient au moment où les compagnies aériennes du continent avaient enregistré une perte combinée de 2 milliards de dollars en 2020.

« Cette année, nous ne prévoyons qu’une légère amélioration (1,7 milliard de dollars de perte) alors que la lutte contre Covid-19 se poursuit », souligne l’IATA dans un communiqué relayé mercredi par les médias kényans.

Au Kenya, le transporteur national connu sous son code international KQ a signalé une perte nette de 36,2 milliards de shillings (environ 320 millions de dollars), la pire de l’histoire de la compagnie aérienne, en raison des perturbations de Covid-19 qui ont entraîné une forte baisse du nombre de passagers.

Selon l’IATA, une poignée de compagnies aériennes africaines ont obtenu une aide gouvernementale de 2,04 milliards de dollars, principalement distribuée sous forme de prêts gouvernementaux directs, de financements en fonds propres ou d’injections de liquidités.

Localement, Kenya Airways a reçu 10 milliards de shillings du Trésor, qui détient au moins 48% des parts de la compagnie aérienne qui prévoit que ses revenus chuteront de 70 milliards de shillings.

Selon l’IATA, la plupart des secours ne parviennent pas encore aux compagnies aériennes et aux autres acteurs de l’aviation qui en ont besoin.
« Au moins 601 millions de dollars de fonds aériens restent bloqués en Afrique dans 17 pays », a noté l’IATA dans son communiqué.

Outre les promesses des gouvernements locaux, plus de 30 milliards de dollars ont été promis par les agences financières continentales et internationales, en l’occurrence la Banque africaine de développement, la Banque africaine d’import-export, l’Union africaine et le Fonds monétaire international (FMI).

La même source fait noter que huit compagnies aériennes en Afrique ont déposé leur bilan ou sont entrées en administration des affaires au cours des 12 derniers mois.

Selon le rapport, les compagnies aériennes en Afrique ont perdu 49,63 dollars pour chaque passager en 2020, contre une perte globale de 66,04 dollars.

Les pertes d’emplois pourraient atteindre 4,5 millions en Afrique dans l’aviation et les industries connexes, avertit l’Association qui souligne que le PIB du continent soutenu par le secteur de l’aviation pourrait baisser jusqu’à 37 milliards de dollars.

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