Il pleut, c’est bien, s’en servir, c’est encore mieux

Enfin, après de longues périodes d’attente, le ciel se montre clément envers toute une Nation qui pâtit sous l’effet de la privation, en particulier les petits agriculteurs des patelins enclavés. L’eau de la pluie se fait rare d’une année en année et rend la vie draconienne à la population, le cheptel et la nature. La nappe phréatique ne cesse de tarir et les barrages se mettent à sec, un peu partout sur le territoire, au point de constituer une réelle crise de stress collectif.

Cependant, chaque fois que la pluie fait irruption, le désagrément fait rage. Heureusement (en fait, malheureusement pour la vie!) elle se raréfie dans les zones connues pour leur aridité. Dans nombre de régions les plus menacées par les précipitations diluviennes sont à la merci de la précarité des infrastructures.

Tout le long des cours d’eau, aux nombreux affluents en amont des versants montagneux, les détritus de toutes dimensions sont charriés pour échouer sur les plages, en aval. Pour endiguer ce danger qui réapparaît à chaque saison hivernale, on a tendance à édifier des barrages collinaires dans les environs de la cité. La corniche d’Agadir, à titre d’exemple, sur laquelle on avait monté, il y a des années, une somptueuse promenade sur cinq kilomètres de long, est également affectée par les averses.

Plus de six petits oueds, notamment le Souss, Lghzoua, Lahouar, Tildi, Tanaout…qui proviennent des piémonts au sud-est d’Agadir, de Taroudant, d’Oulad Teima, d’Inezgane, de Temsia, d’Ait Melloul, viennent jeter leurs contenances dans l’une des plus belles baies du monde. Face à cette désolation, les citoyens et les visiteurs, aussi bien nationaux qu’étrangers amoureux de la douceur de l’hiver dans la capitale du Souss, n’ont que les yeux pour pleurer ce gâchis pluvial.

Une situation des plus critiques qui sévit encore sans que l’Etat, à travers ses institutions compétentes, ne réagisse pour épargner à la destination cet énorme déficit. Il est vrai qu’avec la rareté des précipitations de la région, le phénomène semble ne pas peser sérieusement.

Mais, Il est insensé de continuer à ignorer cette lacune irascible alors que les projets structurants n’arrêtent point de mettre à niveau cette ville émergente. Il est donc question, en fait, d’intervenir une fois à trouver des solutions idoines, afin de collecter des millions de m3, fort nécessaires à des fins agricoles, et d’éviter de tels gabegies hydriques et pollutions marines.

De même, il s’avère vital de mettre en place des stations de traitement et d’assainissement des eaux usées en vue de faciliter leur évacuation dans le large. Il y va de l’intérêt des citoyens résidents et des touristes qui prennent d’assaut, chaque année, cette belle ville avenante.

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