Brahim El Mazned, directeur fondateur de Visa For Music
Al Bayane : 3 ans déjà, comment se positionne cette plateforme musicale sur la liste des marchés musicaux internationaux ?
Brahim El Mazned : Aujourd’hui, on se réjouit d’avoir un événement africain d’envergure. Actuellement, Visa For Music est pratiquement la première plateforme en Afrique comme marché international. C’est l’un des plus grands marchés de la musique.
Un événement qui réunit des professionnels pas uniquement du continent africain, mais du monde entier. C’est un projet structurant. Un projet auquel le ministère de la Culture a adhéré dès le départ et auquel monsieur Sbihi a beaucoup cru.
Aujourd’hui, Visa for music est devenu une date incontournable. D’ailleurs, nous avons des délégués et des professionnels qui viennent des quatre coins du monde entier en l’occurrence de la Corée, de la Russie et d’autres pays.
Par ailleurs, ce projet confirme aussi que le Maroc est une vraie plateforme qui contribue également à ouvrir le secteur de la musique marocaine sur le monde. Il va sans dire qu’aujourd’hui grâce à cet événement beaucoup de nos artistes marocains ont pu rencontrer des collègues et des professionnels du monde entier, ce qui permet de donner plus de visibilité à leurs travaux un peu partout dans le monde.
Cette année, une forte délégation américaine prend part à cet événement. Bref, quoi de beau pour cette 3ème édition?
On a plusieurs délégations qui viennent de partout dans le monde. Déjà du continent africain, une forte délégation camerounaise, sénégalaise, gabonaise assiste à cet événement.
Nous avons également pas mal de professionnels notamment arabes venus de l’Egypte, du Liban. Nous avons également la présence d’une forte plateforme africaine ainsi que d’une délégation américaine très importante composée de grands professionnels de la musique, pas uniquement de New Yourk, mais aussi de Chicago. Tout celà confirme que Visa for music est vraiment une plateforme internationale importante.
Lors de ce rendez-vous, vous misez sur la scène alternative montante, surtout dans les pays arabes et africains. Pourquoi un tel choix?
Je pense qu’on ne peut pas négliger les turbulences que connaît la région et forcément les artistes participent aussi à ce débat. C’est pour cette raison que nous avons voulu donner une place importance aux artistes de la musique actuelle de ces régions-là. Du coup, il y a une dynamique qu’il ne faut pas négliger. L’objectif est également de ne pas donner une image folklorique de cette zone géographique. D’où l’importance de défendre l’expression de la jeunesse d’aujourd’hui.
Une soirée de marché était prévue le 18 novembre. Quelques chiffres?
Il y aura quatre marchés qui sont intéressants dont Atlantic Music Expo du Cap-Vert et aussi le marché de l’IOMMA indien et bien d’autres. Les artistes qui vont se produire sur cette scène-là auront la chance d’aller tourner dans les quatre marchés. C’est un partenariat que nous avons développé. L’artiste qui sera sélectionné sera sur les quatre marchés. C’est une très bonne nouvelle !
Mohamed Nait Youssef