LE BASCULE -3-

Par Idrissi Mohammed

Quoiqu’on puisse dire et décrire, il est difficile de bien définir ce bourreau, si on ose dire, en toute indulgence, car jusque là, dans la première et deuxième partie du BASCULE, on a essayé à travers les brefs aperçus déjà donnés, traiter son cas de quelques qualificatifs et qui sont loin, loin de mieux  le situer convenablement, à savoir ; SIBAOUEIH, SBIRE, LE BASCULE, LE BALAFRE, LE VAMPIR, LE DEMON et  LE SORCIER.

Déjà à ce niveau, on constate que les qualificatifs  évoqués et dont on a usé pour les circonstances, ils sont à la fois divergentes et complémentaires, cela peut paraître paradoxal mais véridique et moins assez, pour déterminer ce flatteur dont la mesquinerie apparente cache une cruauté incomparable, c’est dans sa nature ce paradoxe, sans lui, il n’est qu’un autre qui ne peut être l’objet de la présente réflexion.

Et, même si en essaie de savoir les significations  des adjectifs cités auparavant, on ne saura,  hélas  que peu,  de notre homme, ça sera un infime détail.

En prenant connaissance de leur sens on découvre ce qui suit ;

SIBAOUEIH, le nom d’un grand, éminent grammairien  arabe,

SBIRE, SBIRO en italien, le roux, qui signifie anciennement l’agent de police, un policier sans scrupule ; un homme de main,

LE BASCULE, c’est quelqu’un qui passe d’un état à un autre, mais pour lui sans contrainte et cela qui fait son étrangeté.

LE BALAFRE, c’est quelqu’un qui a une cicatrice, une blessure au visage.

LE VAMPIRE, c’est un fantôme  qui sort la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants ou un homme avide d’argent, c’est son par excellence ou un assassin  capable de nombreux crimes.

LE DEMON et LE SORCIER se sont des êtres surnaturels.

Et en méditant bien les explications données aux qualificatifs attribués au comportement de cet individu, on constate qu’ils s’accordent avec lui et reflètent assez sa personne ; Un être sans scrupule, qui veut se conduire en grammairien, qui n’hésite pas de passer d’un état à un autre de changer de cap de bon gré,  car sa blessure profonde le ronge et tend à cicatriser les autres à leur tour, pour les marquer  comme lui.

Il ne se contente pas de cela, il pousse sa haine à l’extrême  jusqu’à sucer dans un sens le sang des autres  voir même tuer leurs âmes en les rendant aussi cruels parmi ses semblables, Il se veut par tout cela un surnaturel, un sorcier par excellence. IL ne peut vivre en parfaite harmonie avec lui-même, qu’en agissant de la sorte, qu’en intriguant les autres, qu’en les dérangeant, qu’en les déstabilisant et en les regardant souffrir et gémir.

IL est la, pour leur créer des multiples situations fâcheuses, ennuyeuse et en merdeuses, en inventant divers prétextes ; Des fois, il le fait en faisant semblant de venir à leur aide ou a leur secours, en prétendant jouer le rôle du sauveur, animer d’une bonne citoyenneté, par une grande fausse modestie et humanité.

Malheureusement pour lui, tous les chemins et les moyens sont bons pour réaliser son  but, il ne recule devant rien, toutes les fausses bonnes causes, ne manque pas de les utiliser, il ne rate jamais le plaisir de dérouté les autres.

Ce qui compte à ses yeux, c’est d’arriver à atteindre ses objectifs, pour satisfaire disant, son sadisme.

Cette attitude et ces agissements sont une forme de masturbation pour d’atteindre son paroxysme, de se procurer une jouissance et de se donner une joie provisoire à son guise, toujours au dépend de ses victimes. Pour lui, de bâtir son château sur les décombres d’autrui, qu’il a lui-même causé, ne le dérange aucunement, au contraire, cette situation le réconforte et le met plein extase.

On peut le qualifier encore d’un joker, qui peut prendre la place de n’importe quelle carte et de toutes les cartes, il s’emploie  à sa grande satisfaction il prend la place qui lui est choie, d’un bon voisin compatissant, en gênant, d’un confrère veillant, en profitant, d’un théologien voir même un moine quand les circonstances l’exigent.

En somme, un vrai caméléon, qui prend la couleur de chaque situation, chaque cas et chaque environnement  ou il se place, au gré de son intérêt, il a cette faculté, juste pour duper et s’imposer.

 Il guette le moment, et chaque occasion qui se présente, pour lui, est propice pour nuire.

IL est bien évident qu’avec la longue, certain de ses relations  arrivent à découvrir ses réelles visées et mauvaises  intentions mauvaises et nuisibles, puis ils le négligent et le laissent  en le fouillant, pour ne plus être témoin de son malheur.

Mais, par son insolence, il ne lâche pas prise, il se cramponne à eux, il ne veut sous aucun prétexte se vouer vaincu et découvert .A ce moment, il devient plus vulnérable qu’avant, plus féroce, pareil à un animal atteint, mais encore vivant. IL est encore plus dangereux et ne cède pas facilement, jusqu’à sa mort.

Lorsqu’on médite et en pénètre bien les êtres humains, on constate avec étonnement qu’il ressemble leurs comportements aux animaux, et on découvre la grandeur du créateur de l’univers ; Dieu.

Et, même en lui donnant d’autres qualificatifs ; Le joker, le caméléon, l’insolant, l’animal féroce, etc. on n’arrivera jamais à mieux le situer, ce qui est sur, c’est qu’on est face à un phénomène étrange, que chacun selon son propre analyse peut lui donner un qualificatif à son guise, ce qui consolide l’idée déjà évoquée.

IL s’agit d’un être qui joue sans doute avec le feu, qui, jusque là reste un bon jongleur, mais, il est certain qu’un jour commettra son erreur fatale, qui lui coûtera énormément cher.

De surcroît, aujourd’hui, il est   plus incliné  qu’avant, trop basculé par ses lourdes duplicités, son mauvaise foie et ses idées et agissements antihumains, en déclin. Ceci  lui vaudra sans doute, son isolement, ce qui le placera dans une crise sans pareil au milieu de ces tensions qu’il a lui-même créé.                                                   

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