Le budget des secteurs sociaux en deçà des exigences minimales

Nadia Touhami, députée  PPS

Dans son intervention lors de la discussion  de la deuxième partie du projet de loi des finances 2022 (PLF 2022) en séance plénière, Nadia Touhami, députée au sein du Groupe du progrès et du socialisme, a vivement dénoncé la fragilité des secteurs sociaux et la faiblesse des budgets qui leurs sont accordés dans le cadre du prochain budget 2022.

Certes, dit-elle,  la crise sanitaire et l’évolution rapide de la pandémie liée au Covid-19 a coûté énormément cher à l’Etat. Mais elle a mis à nu la fragilité et la dégradation de la situation sociale  de la majorité des Marocains. En effet, la pandémie a révélé un déficit abyssal du système de santé et un niveau flagrant de la pauvreté dans notre pays. Le Corona virus a aussi montré les limites de la couverture  sociale et du manque de son efficacité.

La conjoncture actuelle a aussi montré du doigt la non-intégration du secteur informel dans les circuits organisés et l’absence de la justice-socio spatiale qui est l’un des piliers de l’opérationnalisation et de la mise en œuvre  du nouveau modèle de développement considéré aujourd’hui comme une référence dans la préparation et l’orientation des politiques publiques.

Parmi les signes de la fragilité sociale, Nadia Touhami rappelle que plus de 62% des Marocains n’ont pas de retraite  et plus de 46% ne bénéficient d’aucune couverture sociale. Pire encore, seul 15% de la population démunie profite du Ramed dans lequel l’Etat couvre 75% des frais de soins et d’hospitalisation dans les hôpitaux publics.

Il est regrettable aujourd’hui, note la députée PPS que le gouvernement veuille vendre de faux espoirs et de l’illusion à la jeunesse marocaine. Pour preuve, le taux de chômage est très révélateur dit-elle. Il se situe autour de 12% et les jeunes occupent plus de 45% de la catégorie de la population diplômée  inactive. Nadia Touhami s’interroge dans ce sens, comment le gouvernement compte remettre toute cette population dans la catégorie des jeunes entrepreneurs !

D’autre part, l’entreprenariat féminin reste très faible au Maroc, regrette la députée PPS qui explique que ce taux ne dépasse pas 10% du total des entreprises du Maroc qu’elles soient moyennes ou grandes. Cela devrait impacter négativement le développement économique et le marché de l’emploi.

Pour conclure, Nadia Touhami pointe du doigt la faiblesse des budgets consacrés aux secteurs sociaux pour l’année2022 et l’absence de mesures appropriées à même de renflouer les caisses de l’Etat.    

Related posts

Top