Le lien entre les phénomènes météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète paraît de plus en plus étroit. En effet, le réchauffement climatique renforce la fréquence des événements météo extrêmes. Ainsi, l’Organisation météorologique mondiale a organisé, à Marrakech, à la COP22, une réception ministérielle pour discuter le thème «Le climat devient plus extrême : sommes-nous vigilants ?»
Le service météorologique et climatique est particulièrement engagé sur les questions climatiques à travers différentes actions conduites de longue date : collecte et sauvegarde de données, reconstitution du climat passé, recherche sur le changement climatique, réalisation de simulations du climat futur, aide à l’élaboration de stratégies d’adaptation… «Ceci impose à tous les services météorologiques et climatiques de travailler ensemble pour mieux cerner les problématiques climatiques en vue de protéger notre planète», nous déclare Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM.
Ce point de vue a été également partagé par Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Eau. «Cette prise de conscience universelle, on la doit aux efforts des climatologues tout d’abord, qui ont révélé par les observations faites et confirmées par les projections futures à travers les modèles climatiques, que la tendance de la croissance actuelle est le premier point interpellé » exprime-t-elle.
Par ailleurs, l’organisation onusienne a rendu publique, lors d’une conférence à la COP22, une analyse détaillée du climat mondial de 2011 à 2015 – le quinquennat le plus chaud jamais enregistré. Ce rapport alarmant confirme l’empreinte de plus en plus visible de l’activité humaine sur les phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes. D’abord, les températures ont atteint un degré record : l’année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée, et l’année 2016 risque de la surpasser. D’ailleurs, Mme Afilal a signalé dans son allocution que «les rapports de l’OMM sur l’état du climat montrent successivement d’année en année que les records liés aux phénomènes météorologiques et climatiques et les effets néfastes qui les accompagnent, ne cessent d’être battus à travers le monde. En fait, chaque année, les catastrophes liées aux risques climatiques entraînent des pertes en vies humaines importantes et freinent le développement économique et social des pays».
Il paraît donc urgent que les pays accélèrent leurs mesures pour sauver le climat. Ces températures élevées entraînent une élévation du niveau des mers et la fonte des glaces. La hausse des températures augmente aussi les risques d’événements extrêmes comme les sécheresses, les précipitations records et les inondations dévastatrices.
Consciente de l’ensemble de ces phénomènes et ayant confiance dans le rôle universel que joue l’OMM, la Ministre Charafat Afilal a réitéré son engagement dans toutes les initiatives prises par l’Organisation onusienne à ce sujet.
Kaoutar Khennach