Vahid, un coach « téléguidé » !

Qui dit mieux…

Comme à son accoutumée et depuis son atterrissage à la tête du staff technique des Lions de l’Atlas, voici maintenant 2 ans environ, le sélectionneur national Vahid Halilhodzic n’arrive toujours pas à faire le choix nécessaire de son effectif stable. La semaine écoulée, le coach franco-bosniaque venait de dévoiler une nouvelle liste composée de 26 joueurs retenus pour un stage de concentration et essentiellement pour disputer deux matchs amicaux des Lions de l’Atlas prévus au Complexe sportif Moulay Abdellah à Rabat, le 8 juin face au Ghana et le 12 du même mois face au Burkina-Faso. Ces deux tests, plus sérieux et face à de véritables adversaires qu’on n’a pas vu depuis fort longtemps, interviennent dans le cadre des préparatifs de la sélection nationale aux éliminatoires africaines décisives décalées en septembre prochain pour le Mondial-2022 au Qatar, ainsi qu’aux phases finales de la CAN 2021 reportée à l’année prochaine au Cameroun.

Pour ce, le coach Vahid a jugé utile de faire une sortie médiatique pour mettre l’accent sur « le travail d’équipe continu sur tous les détails afin de préparer une équipe nationale forte et compétitive », selon lui, tout en précisant que le plus important reste la qualification au prochain Mondial.

Vahid a également évoqué les qualités techniques et les points forts de ses prochains adversaires, techniques et physiques, ainsi que leur bon classement FIFA. Ce qui pourrait lui donner une image claire sur la situation de l’effectif de ses joueurs dont la majorité absolue évoluant dans les championnats européens.

Dans cette nouvelle liste, 18 footballeurs viennent d’Europe dont les 2 gardiens de but Yassine Bounou (FC Séville) et Mounir El Kajoui (Hatayspor). Les joueurs sont Soufiane Chakla (Getafe), Jawad El Yamiq (Real Valladolid), Ghanem Saïss (Wolverhampton), Nayef Aguerd (Stade Rennais), Achraf Hakimi (Inter Milan), Samy Mmaee (Ferency Arosi), Adam Massina et Achraf Lazaar (Watford), Soufiane Amrabat (Fiorentina), Aymane Barkok (Frankfort), Adil Taarabt (Benfica), Slim Amallah (Standard de Liège), Hakim Ziyech (Chelsea), Munir Haddadi (FC Séville), Zakaria Boukhlal (AZ Alkmaar), Youssef En-Nesyri (FC Séville) et Ilias Chair (Quenns Park Rangers) convoqué pour la première fois en équipe nationale. Achraf Bencharki (Zamalek – ex MAS et WAC), a été également convoqué. Le championnat national a une part de 6 joueurs représentant seulement les deux clubs casablancais. Le Wydad avec le gardien Reda Tagnaouti, l’attaquant Ayoub El Kaabi, les défenseurs Yahya Jabrane et Ayoub El Amloud qui fait, lui aussi, sa première apparition en équipe nationale. Le Raja également avec le gardien Anas Zniti et l’attaquant Soufiane Rahimi.

Voici pour ces joueurs, les pros comme les locaux, certes convoqués comme d’habitude, mais dont une bonne partie n’est pas stable pour assurer sa place titulaire.

Aussi, on ne s’est qui est derrière les choix du coach Vahid ? Est-ce lui-même, est-ce la fédération et ses hommes puissants… ou bien d’autres forces majeures plus supérieures qui ont le pouvoir de décider de la composition de l’équipe nationale… ?

Aussi, certains joueurs locaux sont là mais seulement pour la forme. Il s’agit des 6 botolistes qui font partie de l’effectif en concentration mais qui sont autorisés à disputer les matches du championnat avec leurs équipes respectives. C’est le président de la boite fédérale qui a, semble-t-il, pris la décision suite à une réunion tenue avec ses homologues du Raja et du Wydad. Chose qui n’est pas du tout normale puisqu’une telle décision, bien qu’elle n’est pas juste, relève des autorités de l’entraineur et non pas du dirigeant quelque soit son poste.

Et puis, notre Botola et nos clubs comptés parmi les meilleurs du gotha africain, ont d’autres joueurs ayant le mérite de porter le maillot de l’équipe nationale, beaucoup mieux qu’une bonne partie de ceux évoluant en Europe.

Le coach Vahid qui n’a toujours pas respecté ses propos tenus lors de son arrivée en équipe nationale en disant que le choix des joueurs se fera par mérite, n’a donc pas la carte blanche dans son travail ni dans sa sélection.

Et on va le vivre encore une fois en fin de compte où n’aura droit, comme d’habitude, qu’aux joueurs pros d’Europe qui vont continuer le périple des Lions.

Les joueurs de la Botola sont tout simplement interdits d’évoluer en équipe nationale. Seuls les soi-disant professionnels d’Europe sont heureux d’être toujours là quelque soit leur niveau technique, moyen si ce n’est faible, ou même leur non titularisation au sein de leurs clubs respectifs.

Vahid reste donc un coach « téléguidé » comme d’ailleurs la majorité de ses prédécesseurs qui ont souvent compté sur les footballeurs étrangers, suite aux directives des responsables du football national.

Ce qui n’a jamais été réussi dans différentes expériences des sélections marocaines ayant échoué à n’importe quelle reprise. Toutes les équipes nationales ayant favorisé les joueurs portant les tickets de professionnels d’Europe restent sans aucuns résultats positifs… Cela à l’exception de la sélection nationale de l’entraineur Henri Michel qui a frôlé la qualification au 2e tour du Mondial français en 1998 sans le fameux complot brésilo-norvégien et puis l’équipe nationale de l’entraineur Badou Zaki, finaliste de la CAN 2004, exploit qui reste un accident de parcours.

Aujourd’hui et après plusieurs déceptions, les Lions de l’Atlas s’apprêtent à vivre une nouvelle aventure qui s’annonce déjà difficile lors du prochain rendez-vous de la CAN puisque le Maroc a réalisé une qualification difficile au détriment des adversaires des plus modestes dont la Mauritanie qui nous accroché à double reprises, le Burundi et la Centrafrique que les Lions de Vahid ont vaincu mais n’ont pas convaincu

En Coupe du Monde, le Maroc devra encore honorer sa mission dans un groupe plus ou moins facile composé de la Guinée, la Guinée-Bissau et le Soudan.

Espérons que Vahid soit à la hauteur de ceux qui le conduisent de loin. Du moins pour porter bonheur à tous les fans des Lions de l’Atlas qui espèrent toujours faire une coupure avec les déceptions du passé.

Pour nous et tout simplement, on n’est pas chaud quand à l’avenir de l’équipe nationale si on ne veut pas dire qu’on n’a pas confiance à son coach ni à ses patrons…

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