Abdelouahed Souhail, membre du Bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme, qui présentait au nom du secrétaire général du Parti une allocution d’orientation des travaux de la 8e session du Comité central du PPS, ouverts, samedi à Rabat, a indiqué que cette session marque la mise en chantier de la restauration et de la mise à niveau de la Maison du Parti, en particulier au niveau organisationnel, tel que convenu lors de la 7e session du CC pour permettre au Parti de continuer le combat pour l’avènement de son projet sociétal.
Conformément donc aux résolutions de la 7e session du CC, le Bureau politique a poursuivi les préparatifs de l’actuelle session pour en faire un véritable tournant dans la vie du Parti, un moment d’évaluation des résultats obtenus lors des élections législatives du 7 octobre, mais également un exercice de réflexion sur les causes, les insuffisances et les atouts du Parti en Particulier au niveau organisationnel sans toutefois tomber dans l’auto-flagellation, a-t-il dit. Au-delà donc de ce travail collectif, le Parti cherche à se donner les moyens pour un nouveau départ pour renforcer davantage son positionnement et son rayonnement sur la scène politique en tant que force de proposition ayant la capacité de constituer une plus-value certaine dans le paysage politique national et la gestion des affaires du pays.
Il a en outre rappelé que cette session se tient au lendemain du retour triomphal du Maroc « par la grande porte » à l’Union Africaine et quelques mois seulement après l’organisation réussie de la COP22 au Maroc, pays qui administre encore une fois à tous, la preuve de sa capacité d’organiser des manifestations de dimension planétaire. Après ces succès éclatants, l’on ne peut que saluer hautement l’action inlassable de SM le Roi, a-t-il dit.
Pour la capitalisation sur cette dynamique, le PPS appelle de ses vœux à l’approfondissement du processus démocratique pour davantage de libertés, de justice sociale et d’égalité, a-t-il indiqué.
Lors de la 7e session du Comité central, le PPS avait donc convenu de procéder à l’évaluation des résultats des élections du 7 octobre et de participer au gouvernement qui en est issu sur la base d’un programme et d’une charte et conformément à ses engagements aux termes de son alliance avec le Parti de la Justice et du Développement, arrivé en tête de ces élections. Et comme lors de l’expérience gouvernementale ayant sanctionné les législatives de 2011, le PPS avait décidé d’y participer en insistant sur ce qui rapproche les membres de la coalition gouvernementale tout en évitant ce qui fâche et éloigne les parties prenantes. Fidèle donc à ses engagements, le Bureau politique du Parti insiste lors de ses rencontres périodiques sur ses positions tout en appelant les parties prenantes à parvenir à des consensus pour éviter au pays toute mésaventure, sachant que le différend politique en présence oppose les adeptes de la démocratie qui militent pour son approfondissement et son renforcement et ceux qui sont contre ce projet qui serait défavorable à leurs privilèges.
A ce propos, le PPS est toujours optimiste en émettant l’espoir de voir toutes les parties parvenir à un consensus pour lequel le Parti avait pris et continuera de prendre une série d’initiatives qui ont fâché d’aucuns, qui cherchent maintenant à faire taire la voix de la vérité, de la raison, de la pondération, du consensus et du sérieux, celle du PPS et ce, en lui posant la condition de disposer d’un groupe parlementaire pour s’exprimer.
En refusant tout consensus, ils acceptent de s’engager dans des combines à l’italienne dans le but d’entrer au gouvernement par la fenêtre s’ils sont refusés d’y accéder par la porte, a-t-il martelé.
Revenant au scrutin du 7 octobre, Souhail, le vétéran, qui a été de toutes les batailles électorales du Parti dans le Maroc indépendant, a souligné qu’en dépit d’une mobilisation sans pareille dans l’Histoire du PPS, les résultats obtenus lors des élections du 7 octobre 2016 n’ont pas été au niveau escompté comme ils n’ont pas été à la hauteur des attentes du Parti qui tablait sur au moins 20 sièges à la chambre des représentants au lieu de 12. De tels résultats ne reflètent pas non plus le poids du Parti sur la scène politique nationale, a-t-il ajouté.
Abstraction donc faite des défaillances organisationnelles du Parti, plusieurs raisons expliquent cette contreperformance dont en premier lieu le comportement des autorités qui intervenaient au profit d’autres forces politiques, a-t-il dit, rappelant la nécessité pour tous de respecter en l’état actuel la Constitution pour voir le pays se doter d’un gouvernement, reflétant la volonté populaire et disposant des moyens nécessaires et de la capacité de s’acquitter de sa tâche dans les meilleures conditions possibles.
Selon lui, le Comité central va procéder lors de cette huitième session à l’évaluation des résultats obtenus par le Parti lors des élections du 7 octobre, mais également à la mise à niveau de ses structures et organisations sans oublier les organisations parallèles et les secteurs socioprofessionnels.
Auparavant, la présidente de la séance d’ouverture de cette session, Charafat Afail, membre du Bureau politique, qui avait à ses côtés, outre Abdelouahed Souhail, Abdelahed Fassi-Fehri, Rachida Tahiri, Aicha Lablak, Abdeslam Seddiki, Aderrahim Bensar et Mohamed Amine Sbihi, membres du Bureau politique, avait rappelé que l’organisation de cette session intervient en application des résolutions de la 7e session du Comité central et à quelques jours seulement du retour du Maroc dans sa famille institutionnelle africaine après 33 ans d’absence, exprimant ses félicitions à tout le pays, Roi, gouvernement et peuple, pour cette victoire diplomatique d’envergure.
Les membres du Comité central avaient donc convenu de se retrouver aujourd’hui pour se pencher sur l’examen des moyens de redresser la situation et tirer les enseignements les meilleurs du recul du Parti lors des élections du 7 octobre, a-t-elle dit ; précisant qu’après la présentation d’un rapport de synthèse, les travaux du Comité vont se poursuivre au sein de trois ateliers, le premier consacré à la redéfinition du rôle et des missions des structures partisanes, le deuxième à l’examen du modèle de l’action partisane la plus adaptée à la réalité sur le terrain, et le troisième aux moyens de renforcer la capacité et la force de proposition du Parti.
M’Barek Tafsi