D’une année à l’autre, d’un Ramadan à l’autre, la médiocrité s’installe à la télévision. Ces derniers temps, elle s’est confortablement logée au petit écran et durant les heures de forte audience.
A l’entour de l’heure de la rupture du jeûne, une véritable partie de ping-pong se joue entre des spots publicitaires qui laissent vraiment à désirer et des sitcoms devant le regard impuissant mais dénonciateur du téléspectateur. Un horrible constat. Les valeurs anciennes, éthiques et morales ne se transmettent plus, ne circulent plus et n’impressionnent plus. Les institutions, qui devaient les préserver et contribuer à leur circulation, à leur transmission aux futures générations, ont abdiqué. Et plus grave encore, ces institutions médiatiques, impuissantes à préserver les valeurs de la société, contribuent à la destruction du monument de ces valeurs sans pour autant offrir un divertissement recherché désespérément. Car, aujourd’hui, elles ne font plus parade. Le spectacle est raté et le tapage publicitaire, qui frôle le ridicule dans la plupart des cas, complète le reste. «Zappez, on vous ennuie», murmure une voix résonnante, qui semble provenir du côté de l’écran. En effet, ce dernier semblaient même afficher une honte de servir cette «soupe». Alors que «dans la cuisine, il faut que les choses aient le goût de ce qu’elles sont», avait dit l’écrivain français, Maurice Edmond Saillant. C’est dire que lorsque les choses ne sont pas ce qu’elles ont été, ce qu’elles sont ou ce qu’elles devraient être, cela interpelle à plus d’un titre. C’est le même constat qu’il va falloir retenir à propos de ce qui se passe sur le petit écran durant ce mois sacré du Ramadan. Et le comble est que cette mascarade est financée par l’argent du contribuable. Bref, le spectacle est absent, le divertissement laisse à désirer et la manière dont sont présentés des spots publicitaires fait du mal au concept de la publicité. Jusqu’à quand? Telle est la question.
B. Amenzou