Plus de 5 millions d’opérations d’authentification identitaire

Plateforme «Mon e – ID» de la DGSN

Un total de 5.281.790 opérations d’authentification identitaire ont été enregistrées sur la plateforme « Mon e – ID » (Mon identité numérique) depuis son lancement, le 25 avril 2022, à ce jour, a souligné, vendredi à Tanger, le contrôleur général à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Ismail Kdidar.

S’exprimant lors d’un panel intitulé « Justice numérique axée sur la data », tenu dans le cadre de la Conférence internationale sur la transformation digitale du système judiciaire, Kdidar a relevé que l’application mobile « mon identité numérique » est utilisée par les citoyens pour accéder à des services numériques proposés par 29 partenaires utilisateurs aujourd’hui de cette plateforme.

Dans ce sens, il a expliqué que chaque citoyen marocain dispose d’une identité physique basée sur sa carte d’identité nationale, dérivant ainsi vers une identité numérique, notant que « cette dernière permet une authentification sécurisée sur les services en ligne en utilisant la carte d’identité électronique et divers facteurs d’authentification, notamment le code PIN et la reconnaissance faciale, conformément à la loi 04-20».

Il a, à ce titre, fait savoir que cette démarche permet de prouver l’identité en ligne de l’usager auprès des fournisseurs de services partenaires, qui proposent une authentification ou pour réaliser des démarches administratives, notamment la demande du casier judiciaire, le certificat de nationalité et la demande d’octroi de l’aide au logement.

La digitalisation du système judiciaire ne se limite pas à l’identification en ligne mais englobe également l’intégration de technologies innovantes, telles que la blockchain.

Dans ce sens, le directeur des technologies de l’information et l’outsourcing et responsable du Lab digital et innovation à la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Alaeddine Daoudi, a présenté les avantages de l’utilisation de la technologie blockchain dans le cadre de la digitalisation judiciaire.

«La blockchain peut être appliquée de manière significative au ministère de la Justice, fournissant une base solide pour garantir l’intégrité des informations stockées et transmises entre les utilisateurs», a-t-il souligné.

Il a, par ailleurs, mis en avant l’expérience de la CDG en matière d’utilisation de la blockchain pour le stockage sécurisé et la transmission d’informations, notant que l’immuabilité, la traçabilité et la transparence offertes par cette technologie sont cruciales dans un contexte judiciaire, où la confiance et la véracité des données sont primordiales.

Sur le plan international, le directeur général adjoint pour la promotion et l’innovation des services de justice numérique au ministère espagnol de la justice, Javier Hernandez, a souligné l’évolution significative du traitement des affaires judiciaires en Espagne, grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA).

«L’exploitation de l’IA pour la conversion du son en documents écrits a permis aux professionnels de bénéficier de dossiers électroniques basés sur des données solides, ouvrant ainsi la voie à des analyses plus approfondies et éclairées», a-t-il expliqué.

Organisée par le ministère de la Justice en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la conférence internationale sur la transformation digitale du système judiciaire, constitue un événement phare qui reflète l’engagement du Maroc en faveur de la justice et son alignement sur les Objectifs de développement durable (ODD) de l’agenda 2030.

Cet événement, qui réunit près de 200 participants, composés de représentants des institutions publiques, de décideurs, de praticiens et d’experts nationaux et internationaux, englobe plusieurs panels et thématiques traitant de la digitalisation du système judiciaire.

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