Un projet métropolitain en verve !

Saoudi El Amalki

Il semble bien que la capitale du Souss se prépare à une dynamique économique de plus en plus, ascendante. Le fait de révéler que la région Souss Massa se positionne au centre du royaume, a donné des ailes à cet élan, quoique tardivement mis en évidence. Après un retard qui ne fait qu’exaspérer, on a bien l’impression que le plan de développement urbain aura clos les projets royaux en panache. Les services compétents, en charge d’accompagner les investissements divers dans les plateformes d’industrie, ne chôment plus, notamment au sein de celles basées dans le pôle d’Agadir. Il est bien vrai que la centralité géographique ne date pas d’aujourd’hui, puisqu’elle prend acte dès la récupération des provinces du sud. Cependant, il est  question aujourd’hui de la position économique à laquelle la région de Souss Massa est appelée à jouer, dans ce nouvel intérêt central. En fait, il y a des décennies, feu le Roi Hassan II, lors d’un discours dédié au lancement des travaux d’un barrage, avait promis d’ériger la région en second pôle économique du royaume, après celui de Casa. Il faut bien dire que l’effort fut focalisé d’abord, sur l’urbanisation de la ville frappée par le seisme, bien que cette opération quasi prioritaire ait connu des déficits, en termes d’exécution de lotissements et de gestion de distribution, entachées d’incohérences et de spéculations. Seulement, au fil des ans, on se rendait compte que la cité, sortie petit à petit, des décombres et à laquelle on avait promis monts et merveilles, fut abandonnée à son sort, en dépit de son gros potentiel multi-sectoriel, notamment sa fameuse triplette économique,  à savoir, la pêche, le tourisme et l’agriculture. Ce désintérêt manifeste se caractérisait par la modicité de l’octroi des investissements publics, à l’instar des autres pôles auxquels les fonds déferlaient en abondance. Il sera, toutefois, honnête de ne pas occulter, en revanche, la construction de l’autoroute Marrakech/Agadir, fort sollicitée, à l’époque, par une pléiade de députés de la région toutes tendances politiques réunies.  Ce temps-là, Agadir « moisissait », bien en marge de l’expansion régionale, car elle fut sans doute, considérée comme dépendante de la série de contrées excentrées du sud. Jusqu’au moment où les turbos d’industrie commencent à vrombir à plein régime et qu’on s’aperçoit que la région se trouvait bien au centre et non pas à la marge et que cette position centrale pouvait jouer le rôle de plaque tournante ou de fer de lance de l’économie nationale. Tant mieux pour une région qui ne méritait point ce sort qui l’avait émoussé, pendant un long laps de temps, malgré ses vastes potentialités naturelles et ses larges vertus humaines. Sans trop se lamenter sur ce passé maussade, il va sans dire que ce regain de cause ne saurait cacher, non plus, les déficits qui persistent encore dans le mode de gouvernance régnant surtout aux instances représentatives et au sein de certaines institutions. L’heure est au travail assidu pour fructifier toutes les opportunités qui se prêtent à la région, en menant sereinement des plans d’actions à même d’assurer le développement attendu.

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