Renault Maroc, un million de véhicules fabriqués

Après l’export d’un million de voitures à partir du Maroc, le Groupe Renault a célébré, le lundi 10 juillet 2017, la production du millionième véhicule à l’usine Renault-Nissan de Tanger. Il s’agit d’un Dacia Lodgy 5 places, de couleur bleu azurite, équipée d’un moteur diesel, destinée à un client en Turquie.

La production d’un million de véhicules en un peu plus de cinq années, depuis l’inauguration le 9 février 2012 de l’usine Renault-Nissan Tanger, est un accomplissement remarquable à l’image des progrès réalisés dans l’automobile ces dernières années, une réussite d’un partenariat édifiant entre l’Etat marocain et le Groupe Renault et le fruit du travail de ses équipes, précise Moulay Hafid El Alamy, le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique.

«La production du millionième de véhicules par Renault constitue une succes story que nous essayons de multiplier dans d’autres secteurs. Il s’agit d’une véritable locomotive pour l’ensemble des filières de l’automobile au Maroc», souligne le ministre. Dans ce même, M. Elalamy a souligné que l’écosystème Renault, en cours de déploiement, est porteur de développement et de performance pour l’industrie automobile marocaine, faisant état de 868 millions d’euros d’investissement à réaliser et de 50.000 nouveaux emplois directs à créer, mais aussi de 1,5 milliard d’euros par an d’achats de pièces usinées au Maroc à l’horizon 2023, de 2 milliards d’euros à terme et de 65% d’intégration locale. «C’est avec un immense plaisir que nous célébrons aujourd’hui la fabrication du millionième véhicule de la marque Renault à l’usine de Tanger», annonce avec enthousiasme Marc Nassif, le Directeur Général du Groupe Renault Maroc. «L’atteinte de cet objectif réside dans les efforts fournis par l’ensemble de l’équipe Renault», ajoute le directeur. Dans le même contexte, Marc Nassif a relevé, lors de la cérémonie de célébration, que le Maroc joue aujourd’hui un rôle clé dans le système industriel mondial du Groupe Renault, ajoutant que les véhicules «made in Morocco» représentent plus de 10% des véhicules vendus par le Groupe dans le monde. La clôture de cette cérémonie a été marquée par la signature d’une convention collective entre le Groupe et les partenaires sociaux. Il s’agit une action qui dénote de la volonté des deux parties d’œuvrer conjointement à assurer les conditions requises à l’atteinte des objectifs tracés.

Au total, ce sont 474 840 Sandero, 320 078 Dokker et 193 181 Lodgy qui ont été fabriqués depuis le lancement de l’usine de Tanger en 2012. En plus de couvrir le marché marocain, les modèles fabriqués à l’usine de Tanger sont exportés vers plus de 73 destinations. L’inauguration de la première ligne de production de l’usine tangéroise en février 2012, en présence de sa Majesté le Roi Mohammed VI et Carlos Ghosn, PDG du Groupe Renault, et l’ouverture de la deuxième ligne en 2013, ont marqué un tournant, dans le secteur automobile et au Maroc: la plus grande usine automobile au sud de la Méditerranée était née. Aujourd’hui, l’usine tourne en 3×8, 6 jours sur 7, et présente une capacité de production de 340 000 véhicules. Véritable moteur économique au Maroc, l’usine Renault-Nissan de Tanger soutient le développement de la marque Dacia en exportant la majorité de sa production. 1 Dacia sur 2 est produite au Maroc au sein des usines de Tanger et de la Somaca à Casablanca.

Une usine exemplaire

Pour rappel, l’usine de Renault Tanger est la première usine du Groupe conçue Zéro émission de CO2 et Zéro rejet d’effluent industriel, l’usine de Tanger reste encore aujourd’hui un modèle dans l’industrie automobile. Une conception «zéro émission de CO2» fondée sur deux piliers. D’abord, plus de 90% des besoins issus d’énergies renouvelables, notamment grâce à une chaufferie biomasse innovante (plus de 100 000 tonnes de CO2 évitées par an) et ensuite c’est l’efficience énergétique pour maîtriser les consommations : une économie d’énergie de 45% au département Peinture. Notant aussi une absence de rejet d’effluent industriel. Cette performance repose sur le recyclage à 100 % des eaux usées industrielles : une véritable station d’épuration en boucle fermée économise environ 900 m3 par jour et aussi la maîtrise de la consommation d’eau industrielle, grâce à l’optimisation de différents process: une économie d’environ 70% par rapport à une usine classique de capacité équivalente.

Jalal El Omari

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