«Accomplir son devoir aujourd’hui pour pouvoir demander ses droits demain»

Danseuse et comédienne, la belle brune Asmaa Khamlichi est née à Casablanca. Très jeune, elle se passionne pour le sport et enchaîne les compétitions au niveau professionnel, d’abord en tant que gymnaste puis en tant que membre de l’équipe de plongeon. Elle intégrera plus tard le conservatoire en s’initiant au solfège, au chant, à la danse et au théâtre, se rapprochant ainsi des grands noms de la scène. Elle a notamment interprété les rôles principaux dans de grands films marocains et internationaux.

Ambassadrice de charme au profit de l’Unicef ou encore marraine de l’association des bonnes œuvres du cœur, Asmaa est une véritable globe trotteuse, passionnée de plongée sous-marine, de voile et d’équitation. Cette cavalière du rif est une nomade invétérée. Contactée par Al Bayane, l’artiste se confie sur sa vision de la politique et sur les prochaines législatives du 07 octobre. Les propos.

Al Bayane : Comment voyez-vous les  prochaines élections législatives au Maroc ?

Asmaa Khamlichi : Sans pour autant faire dans l’analyse politique, je crois que la politique est l’affaire de tous. Malheureusement, au Maroc c’est tout sauf ce que nous voyons sur la scène politique actuelle. Personnellement, je lis beaucoup sur l’égo de l’être humain, et psychologiquement parlant, on a trouvé que les hommes politiques sont l’égo numéro un de toute société. Pour certains, c’est le désir de changer la société et de faire émerger des idées nouvelles. Mais la formation actuelle de ces élites dans le moule des grandes écoles réduit singulièrement cette aptitude à la nouveauté. Pour d’autres, la capacité d’enflammer des foules, de faire vibrer un auditoire et de susciter des applaudissements représente une forme d’adrénaline, un shoot de pouvoir. Je trouve que les partis marocains se ressemblent dans la forme et dans le fond, à part quelques rares exceptions.

Quelle que soit la situation, je resterai toujours fidèle à la liberté d’expression, la liberté de la femme et celle de l’art aussi. Je suis pour l’ouverture sur un monde sans préjudices, pour le respect de l’autre quelles que soient ses différences et pour un Maroc ouvert. Par contre, l’utilisation de la religion à des fins politiques me révolte, car je trouve qu’il y’a une montée islamiste qui n’est pas totalement appréciée. Chaque citoyen a tout le droit de choisir sa vie tout en respectant l’autre.

Que pensez-vous des citoyennes et citoyens qui ne se présentent pas pour le vote, sous prétexte que rien ne change?

Personnellement, j’irai voter. Je crois que c’est bien dommage pour les gens qui ne le feront pas. Voter est un devoir de chaque citoyen du monde envers son pays, quels que soient son statut intellectuel et sa classe sociale. C’est notre pays ; il faut accomplir son devoir aujourd’hui pour pouvoir demander ses droits demain. Il faut surtout voter par conviction. Et d’ailleurs je m’adresse à toute la scène politique, il faut charmer le public, cela s’apprend !

Quel message voulez-vous faire passer aux jeunes qui ne sont pas impliqués dans la vie politique à cette occasion ?

Que l’on ne soit pas impliqué dans la vie politique est un choix, mais en avoir une idée est nécessaire. Il faut comprendre et déchiffrer les programmes électoraux pour pouvoir faire la part des choses. Je trouve aussi qu’il est parfois nécessaire de se laisser guider par son cœur.

Cherchez le parti ou la personne qui vous représente le mieux ! Et comme je l’ai souligné auparavant, la politique doit rester loin de tout préjudice.

Omayma Khtib

Top