Le palais ducal d’Urbino, un petit bijou de la renaissance

Connaissez-vous le ducal d’Urbino, ce petit bijou résumant l’esprit et le génie créatif de la renaissance ? Lors d’une conférence de presse organisée le 30 mai dernier au centre culturel italien de Rabat, la chercheure Lorenza Ilia Manfredi  a invité le public à  découvrir la  petite ville touristique italienne.

Lors de son intervention dans le cadre du cycle de conférences sur l’Italie organisé par l’institut culturel italien, Lorenza Ilia Manfredi a fait découvrir les ruelles, les moments et sites historiques fascinants de cette ville.

C’est dans la région Marches en Italie centrale que ce petit  bijou  a été construit. Pendant le règne de Frédéric III de Montefeltro, cette ville a connu son apogée sur tous  les plans : artistiques, culturels, scientifiques, mais aussi  militaires.  C’est en 1998 qu’Urbino a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

La chercheure a par ailleurs  braqué les projecteurs sur le palais  ducal construit par Frédéric III de Montefeltro, duc d’Urbino, homme de culture, de guerre et  collectionneur.  Le palais est l’un des témoins du génie de l’époque de la renaissance conçu par l’architecte Luciano Laurana entre 1468 et 1482.

Dans un échange amical et convivial, elle a fait une rétrospective sur l’architecture du palais à l’extérieur et à l’intérieur des arcades et les 7 appartements du bâtiment emblématique. L’entrée du palais, a-t-elle dit, représente l’idéal de la beauté. Et d’ajouter : «l’idée de la perfection incarne l’esprit de la renaissance».

A l’intérieur  du  palais,  on trouve la chambre d’Hercule où  figurent des statuts, des objets et des sculpteurs  du 13e siècle.

Dans un autre appartement, le visiteur pourra découvrir une chambre de peintures de Frédéric III contenant des objets uniques et des tableaux de personnages très connus. Dans l’appartement du Duc, le visiteur découvrira des objets d’or et des pièces importantes du moyen Age.

Selon la chercheure, à cette époque de la renaissance, il y’avait le souci de la recherche de la perfection et la liaison entre l’art et la science. «C’est le parfait qui a été recherché entre autres dans la musique, la gastronomie, l’architecture et l’art de faire la guerre», a-t-elle précisé.

Le Duc disposait d’un studio constituant à lui seul un véritable musée. Sur les murs, chaque admirateur de la peinture pourrait savourer des portraits des figures emblématiques de la science, de la philosophie et de la religion de l’époque, ainsi que des objets de grande valeur dont des livres sur la culture et l’esprit du temps.

Mohamed Nait Youssef

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