Ces mauvaises équipes de la Botola qui veulent brûler les étapes !

Qui dit mieux…

A l’occasion de la trêve de la Botola observée, actuellement pour 2 semaines, laissant place aux matches de la mise à jour pouvant nous donner plus d’éclaircissements sur les équipes en courses pour le titre et d’autres pour des places plus avancées en haut du classement, certaines équipes en lice trouvent encore beaucoup de difficultés pour mettre un terme à leurs résultats négatifs.

La valse d’entraineurs reste la principale cause de la maladie de ces mauvaise équipes qui veulent brûler les étapes vers les sommets alors qu’elles ne sont même pas encore en phase de reconstruction de leurs différentes structures, aussi bien techniques qu’administratives.

En effet, une bonne partie des clubs de football d’élite au Maroc n’arrive toujours pas à assurer la stabilité technique de leurs groupes. Le Moghreb de Fès en est un. Le club de la ville spirituelle qui venait de réaliser, cette année, le retour en Division 1 du championnat national n’a pas cessé de changer d’entraineurs. Il est déjà au moins à 4 entraineurs depuis le remerciement d’Abdellatif Jrindou en dépit des résultats positifs qu’il a réalisés dont la montée du club en D1. Jrindou a été remplacé par l’Argentin Miguel Angel Gamondi, lui aussi, viré puisqu’il n’a pas pu faire mieux pour que l’équipe continue en compagnie du fils de la boite, Abderrahmane Souleimani, jusqu’à l’arrivée du Tunisien Fathi Jebal. Ce dernier a été sollicité en compagnie d’un technicien de son pays au poste d’entraineur adjoint, Abdelhay Ben Soltane, sans préciser la durée du contrat. Et non seulement ça, les dirigeants fassis allaient juger utile de renforcer la tête de la barre technique du club par pas moins de 3 autres techniciens. Ce qui porte le nombre du staff technique du la formation fassie à 5 hommes, tous venus du pays maghrébin voisin. Ce qui est aussi une première pour un club marocain de football qui, ne veut plus d’entraineurs du pays, semble-t-il.

Mais les dirigeants du club fassi n’ont pas temporisé pour renforcer leur staff technique avec des Tunisiens malgré les résultats négatifs ayant accompagné le coach Fathi Jebal avec notamment 3 défaites en autant de matches. Les déboires se sont poursuivis au sein du MAS qui patauge en bas du classement. En 21 matches, le club fassi n’en a remporté que 4, encaissant 7 défaites et 10 nuls pour occuper la 12e place avec 22 points et non loin des deux places reléguables occupées par le Youssoufia Berrechid (15e – 19 pts) et la Renaissance Zemamra (16e – 16 pts).

Sur les 4 victoires du club, 2 ont été réalisées en compagnie de l’entraineur Jrindou auteur d’un parcours satisfaisant en faisant tomber l’AS FAR (2-1) au lancement de la Botola avant de récidiver sur le même score au détriment du Difaâ Jadidi dans le fief doukkali. Ce qui restait des résultats positifs pour le coach Jrindou qui a laissé le MAS, avec lequel il a réalisé la montée en Division des grands, à la 5e place du classement avec 10 points récoltés en 7 journées disputées (2 victoires, 4 nuls et seulement une 1 défaite).

Mais les dirigeants fassis, plus gourmands, exigeaient plus en se disant qu’ils ont les moyens de jouer pour le titre ou du moins avoir une place sur le podium. Ce que, ni la réalité ni l’objectivité n’acceptent guère pour un club venant de retrouver sa place en division 1 après des années d’absence en division inférieure.

Un tel club doit tout d’abord jouer, lors sa première année de l’accession, pour assurer le maintien et rien que le maintien. La deuxième saison, il doit penser à un rendement plus honorable avec une place au milieu du classement. Et puis, les troisième et quatrième saisons pourraient être encore mieux. A ce moment là, on devrait penser à une place sur le podium et pourquoi pas le titre pour un tel club fassi qui reste pourtant parmi les meilleurs anciens clubs du Maroc, un club qui reste grand par son histoire, ses joueurs et ses dirigeants d’antan ainsi que ses fans et ses supporters ayant fait l’autre spectacle sur les gradins.

Malheureusement, le MAS d’aujourd’hui n’est tout simplement pas ce club d’hier. Le MAS d’aujourd’hui qui risque le retour en division inférieure, mérite mieux. Et s’il y a certains éléments à sanctionner, ce sont bien les dirigeants qui méritent la relégation si ce n’est l’éclipse du monde du football laissant place aux hommes du métier.  

Et ce n’est pas seulement le MAS qui en souffre. D’autres clubs l’ont aussi et pratiquement pour les mêmes causes. On donne à titre d’exemple, le Chabab Mohammedia qui venait, lui aussi, de réaliser le retour en division des grands après des années et des années en séries inférieures dont celle des Amateurs. Le club de Mohammedia qui occupe la 14e place avec 21 points en 20 matches (7 défaites, 11 nuls et seulement 3 victoires) et lui aussi menacé de la relégation en compagnie des deux derniers clubs de Berrechid et de Zemamra… sans oublier celui d’Oued Zem qui n’est pas à l’abri de la relégation.

Ce qui est pour ces équipes l’est aussi pour une autre qui, d’un jour à l’autre, s’est trouvée en pleine compétition africaine en disputant pour la première fois de son histoire la Coupe de la CAF grâce également à son premier titre chanceux en Coupe du Trône. Il s’agit du club casablancais cher à Hay Mohammedi, le TAS, considéré parmi les meilleurs anciens clubs du championnat national dans sa division d’élite mais qui souffre d’énormes problèmes aujourd’hui en division inférieure et risque même le retour chez les Amateurs.

Ce sont là certains exemples à retenir pour des clubs qui veulent brûler les étapes en se croyant capables de jouer pour le titre ou autre chose même avec des moyens tellement limités.

Cependant, une chose reste évidente et certaine. S’ils veulent y arriver, ces clubs doivent être réalistes et objectifs. Ils doivent temporiser et travailler dur avec une manière continue et une mentalité professionnelle. Ils doivent bien désigner leurs objectifs et tracer leurs chemins, court, moyen et long termes, en commençant par favoriser le volet de la formation des joueurs, seule condition pour assurer la relève et la base d’une équipe solide pouvant tenir la dragée haute aux grands…

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