La chanteuse libanaise Diana Haddad a ouvert en beauté le bal du festival Mawazine, vendredi 20 mai, sur la scène orientale Nahda. Après une première participation bien réussie, la voix libanaise était au rendez-vous pour une deuxième reprise afin de renouer le lien avec les amoureux du timbre de sa voix.
Lors de la conférence de l’artiste, Diana a souligné qu’on a besoin en ces temps-ci, et plus que jamais, de diffuser la joie et l’énergie positive notamment dans le contexte actuel, où vit, le monde arabe.
La chanteuse a aussi dévoilé qu’elle est en train de préparer un duo avec une légende dont le nom n’a pas été cité pour faire objet de surprise au public et à ses fans.
Par ailleurs, la chanson nationale, a-t-elle dit, connait de nos jours une régression et un recul, tout en notant que le public actuel préfère la musique sentimentale et celle du Show.
«L’humain doit être au cœur de tout art et de toute chanson. Il fallait entre autres présenter une musique porteuse de bonheur pour l’humanité dans un style moderne et fluide, qui pourrait ne pas être forcément triste», Poursuit-elle.
Pour son absence du milieu artistique pour plusieurs années, la chanteuse a rappelé qu’elle est due essentiellement à certaines conditions. Pour elle, elle n’était qu’une pause ; tout en précisant que chaque artiste a son public et son archive musical. Et chaque artiste fort et authentique, a-t-elle ajoute, garde son éclat sur scène.
«Chanter sur la scène du festival Mawazine est un honneur pour moi », a-t-elle fait savoir. Mawazine, a-t-elle affirmé, est l’un des grands festivals musicaux dans le monde arabe. Et le public marocain est un public doté d’un énorme penchant artistique et qui aime la bonne musique et les artistes à la hauteur.
D’après Diana, les artistes en herbe ont de la chance actuellement, surtout avec la venue des réseaux sociaux. «Le domaine est ouvert pour tout le monde pour créer et révéler son talent », poursuit-elle.
Pour les programmes de «dénichage des stars» diffusés sur les chaines arabes, l’artiste a fait savoir son envie d’y participer en faisant partie des jurys mais dans le cadre, dit-elle, d’un concept nouveau loin des idées déjà consommées.
«J’aspire à un monde sans frontières, sans guerre et sans problèmes… un monde de paix et de joie et qui sera le fruit de nos efforts et de notre bonne foi à tous», a-t-elle conclu.
Mohamed Nait Youssef