Halilhodzic tâtonne encore à l’approche… du Mondial

Qui dit mieux…

L’heure a enfin sonné pour l’entrée en lice des Lions de l’Atlas aux éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022.

Après une attende n’ayant que trop duré et causée par la pandémie de Covid-19 qui persiste et signe, les joueurs préférés de Vahid Halilhodzic se sont retrouvés à partir du début de cette semaine pour préparer les deux premières rencontres des éliminatoires menant au prochain mondial. L’équipe du Maroc commencera par affronter son homologue du Soudan le 2 septembre au complexe Moulay Abdellah de Rabat, avant de se déplacer à Conakry, quatre jours plus tard, pour défier le Sily de la Guinée. L’autre match du groupe I où se trouve le Maroc sera contre la Guinée-Bissau.

C’est ainsi que vont commencer les éliminatoires africaines de la prochaine Coupe du Monde, marquées par la participation d’une quarantaine de pays répartis sur 10 groupes à 4. A l’issue des matches disputés par chaque équipe, au nombre de 6 en aller et retour, les 10 vainqueurs de chaque groupe se qualifieront pour le troisième et dernier tour. Il s’agira d’un tour décisif avec cinq barrages en matches aller-retour qui désignera les cinq représentants africains au Mondial Qatari.

Le Maroc reste un des cinq pays ayant les chances d’y aller pourvu qu’il soit vraiment à la hauteur de sa mission… Ce qu’on pourrait sentir à partir des deux premières sorties contre le Soudan et la Guinée qui sont d’une grande importance pour nos Lions appelés à faire un bon démarrage afin de pouvoir continuer leur aventure en toute quiétude. Cela même si les enjeux semblent, plus ou moins, équivalents pour les protagonistes du Maroc, aussi bien en phase de poules que lors du dernier tour où il n’y aura que les meilleurs et les gros morceaux difficiles à avaler.

Cependant, le sélectionneur national Vahid Halilhodzic reste encore incertain quant au choix de l’effectif de ses joueurs qui ne rugissent pas encore. En plus, Halilhodzic est toujours en phase de tester de nouveaux joueurs stagiaires, ni plus ni moins, et d’autres qui ne sont même pas titulaires au sein de leurs clubs respectifs. Cela ne concerne pas les joueurs locaux du championnat national toujours marginalisés par le sélectionneur Vahid qui reste fidèle aux choix de son effectif constitué dans une majorité écrasante par les joueurs professionnels d’Europe.

En effet, le technicien Vahid a convoqué une liste de 24 joueurs qui ont entamé un stage de préparation au complexe Mohammed VI de football à Maâmoura en vue de ces deux premiers matches contre le Soudan et la Guinée.

Sur les 24 joueurs convoqués seuls 2 qui ne sont pas d’Europe, à savoir l’attaquant Achraf Bencharki vainqueur du championnat égyptien avec le Zamalek et le gardien de but Anas Zniti qui venait de réussir un doublé historique avec le Raja vainqueur la Coupe arabe Mohammed VI après la Coupe d’Afrique de la CAF.

Seul donc un footballeur vient du championnat national qui mérite mieux mais qui n’a toujours pas la confiance des décideurs du football national, notamment notre fameuse fédération qui cautionne les choix de son entraineur pourtant loin d’être à la hauteur.

Car, on ne comprend plus rien du tout pour une sélection nationale qui n’arrive toujours pas à convaincre avec des victoires à l’arrachée dont celles obtenues récemment en amical respectivement contre le Ghana et le Burkina Faso sur le même petit score de (1-0), grâce à des buts marqués par des défenseurs, Jawad El Yamiq et Achraf Hakimi, suite à des balles arrêtées.

Auparavant, les Lions de Vahid n’avaient guère convaincu même avec une qualification en CAN 2021 en dominant un groupe des plus faciles constitué de modestes sélections dont la Centrafrique et le Burundi vaincus mais sans convaincre, ainsi que la Mauritanie qui nous a doublement tenus en échec.

Et puis les prochains adversaires des Lions de l’Atlas, le Soudan, la Guinée  et la Guinée-Bissau peuvent être facilement dominés par l’autre sélection nationale des joueurs locaux, aussi bien du coach Lhoucine Hammouta que son homologue Jamal Sellami, qui avaient battu les meilleurs équipes africaines pour remporter les deux CHAN en 2021 et 2018.

Ce double sacre continental reste le fruit des joueurs locaux de la Botola et leurs clubs dont le Raja de Casablanca qui venait d’imposer sa loi de nouveau en compétitions arabo-africaines. Le Raja qui a renforcé son palmarès africain avec un autre trophée de la CAF, le troisième après autant de coupes en ligue des Champions, deux en super-coupes et une en coupe afro-asiatique, n’a pas laissé l’occasion s’échapper pour remporter un second titre arabe. L’équipe des Verts vainqueur de la Coupe arabe Mohammed VI des clubs champions l’a pourtant fait avec seulement les joueurs de la boite et ses jeunes ayant étalé leurs prouesses techniques et leur supériorité contre un grand adversaire saoudien d’Al Ittihad Jeddah renforcé par ses Brésiliens, ainsi que d’autres internationaux dont le Marocain Karim Al Ahmadi…

Et dire que le coach Halilhodzic et ses patrons de la boite fédérale continuent de favoriser leurs chouchous d’Europe qui n’apportent rien au football marocain tout en tournant le dos à certains joueurs de la Botola qui ont les moyens et les atouts d’en faire mieux, beaucoup mieux…

Cela sans rancune pour l’ensemble des joueurs de l’équipe nationale qui appartient à tout le monde, les pros de l’étranger comme les locaux de la Botola. Il faut seulement activer le critère  du mérite de porter le maillot national.

Celui qui mérite sa place en équipe nationale doit y être convoqué et sans discrimination aucune. Qu’il soit d’ici ou ailleurs. Et ce n’est pas la non convocation d’un certain Hakim Ziyech, laissé chez son club à Londres, qui va pouvoir régler la situation instable de notre équipe nationale.

Car, avec ou sans Ziyech qui était petit au sein des Lions d’Hervé Renard, éliminés tôt en CAN 2019 par une modeste équipe du Bénin, le problème reste beaucoup plus compliqué pour l’équipe nationale d’aujourd’hui qui est toujours sous l’essai si elle n’est pas stable voire incertaine en compagnie de son coach limité Vahid Halilhdzic.

Enfin, si nos Lions étaient présents au Mondial de Moscou en 2018 après une absence de 20 ans, on ne veut certainement pas qu’ils s’éclipsent encore une fois au rendez-vous 2022 du Qatar qui est pour bientôt…

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