«Nidaa Oujda», un appel contre le discours de division

Une invitation à l’initiative de la FMEJ pour le rapprochement intermaghrébin

Les éditeurs des journaux marocains et les personnalités civiles, réunis samedi à Oujda, ont lancé «Nidaa Oujda» (l’appel d’Oujda) dans lequel ils invitent leurs collègues dans les pays du Maghreb et les élites éclairées en général, à œuvrer inlassablement à la promotion du rapprochement, au rejet du discours de division et à arrêter d’attiser les hostilités artificielles.

«Nidaa Oujda», dont lecture a été donnée à l’issue d’une conférence nationale organisée par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), met en avant les liens profonds unissant les peuples du Grand Maghreb, le rêve de l’unité maghrébine embrassé par les générations et la conviction que les véritables intérêts des pays maghrébins sont les mêmes intérêts communs de leurs peuples.

Et d’insister que le Grand Maghreb, qui ne supporte plus davantage de fragmentation, a besoin de plumes unionistes qui traduisent sincèrement les aspirations des peuples du Maghreb à l’intégration nécessaire au développement, à la démocratie, à la dignité et à la liberté.

«C’est pourquoi nous tendons la main à nos collègues et frères du Grand Maghreb en général, et en Algérie sœur en particulier, pour faire partie de la solution et non pas du problème, et unir nos lignes éditoriales et humaines en faveur de la défense d’un avenir d’intégration au lieu de rester otages des rancunes du passé», précisent les auteurs de cet appel.

«Nous, au sein de la Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux, sommes plus que jamais appelés, ainsi que nos frères et collègues du Grand Maghreb, à considérer la défense de l’intégration maghrébine comme partie intégrante des valeurs professionnelles nobles qui régissent notre action», relèvent-ils.

Il s’agit aussi de plaider en faveur de cette intégration et d’éviter tout ce qui pourrait la contrarier en tant qu’ambition, tels que les «Fake news», les confrontations stériles ou les convulsions qui vont à l’encontre de «notre responsabilité sociale et notre rôle en tant que contributeurs à la réalisation des aspirations légitimes de nos sociétés».

A cet effet, «Nidaa Oujda» invite l’ensemble des collègues et frères au sein du Grand Maghreb à œuvrer pour la mise en œuvre de la Charte maghrébine de déontologie rédigée et signée en 2012 dans la ville tunisienne de Hammamet, et à s’atteler à la création dans un proche avenir de la Fédération Maghrébine des Éditeurs de Journaux, afin de contribuer efficacement à l’édification de l’Union maghrébine souhaitée, à travers une presse libre, responsable et respectueuse de l’éthique.

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