3 questions à Farid Mezouar, directeur exécutif de flm.ma

Quel est l’évènement de la semaine ?

Pour cette semaine, c’est la publication des chiffres des ventes de ciment durant le mois de mai, qui a attiré mon attention. En effet, sur le mois de mai, les ventes ont atteint 1.218.857 tonnes, en recul de 1,89%. Sur les 5 premiers mois de l’année, les ventes cumulées du ciment ont atteint 5.760.931 tonnes, en baisse de 4,79%.

En quoi ces chiffres sont alarmants ?

Même si la saisonnalité a pu jouer avec la bonne pluviométrie, cette baisse des ventes confirme une tendance observée depuis 2011. En effet, entre 2011 et 2014, le secteur du ciment avait affiché une baisse cumulée des ventes de 13% avant un rebond de 1,4% en 2015 et une quasi-stagnation en 2016 (-0,7%) et une rechute de 2,5% en 2017. Ce niveau des ventes fait ainsi ressortir un taux d’utilisation moyen en local de 66% contre près de 85% en 2011.

Quelles sont les conséquences ?

Un taux d’utilisation des capacités de 66% n’est pas satisfaisant pour une industrie capitalistique. Surtout, le four qui est la principale pièce du dispositif de production, est énergivore et ne peut être allumé que partiellement en fonction de la cadence. C’est dans ce contexte, que les cimentiers s’en remettent à l’export. Ainsi, en 2017, les cimentiers marocains ont exporté 1,9 million de tonnes de clinker, en hausse de 20%. Toutefois, au premier trimestre 2018, l’export a atteint 361.231 tonnes, en baisse de 11,1%.

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