Accord de pêche Maroc-UE: Dans l’attente d’une reconduction

L’accord de pêche, liant le Maroc et l’Union européenne, est arrivé à terme dans la nuit de samedi 14 à dimanche 15 juillet, sommant ainsi les flottes européennes à quitter les eux marocaines. En effet, l’accord de pêche expiré mentionnait clairement qu’en cas de non renouvellement de cet accord, les navires européens devaient quitter le large du royaume.

C’est ce qui est arrivé. Un drame pour les pêcheurs de l’autre rive, font remarquer des médias européens, notamment espagnols. «Le pire est arrivé», a regretté le président des propriétaires des entreprises de pêche européennes et président de la confédération de pêche dans la péninsule ibérique, Javier Garat.

Cette source, citée par plusieurs médias, affirme cependant que l’espoir de parvenir à un nouvel accord reste permis. D’ailleurs, les négociations reprendront à Bruxelles entre la partie marocaine et son partenaire européen dans l’espoir de conclure un nouvel accord, surtout que le volet politique a été déjà négocié et validé par Rabat et Bruxelles. Après avoir négocié ce volet politique, les deux parties ne sont pas parvenues à un accord sur l’offre financière et d’autres aspects techniques.

Le Maroc demandait à ce que la partie européenne verse le double du montant que Bruxelles octroyait à la partie marocaine en vertu de l’actuel accord. C’est dire que Rabat exige aujourd’hui 800 millions de dirhams au lieu de 400 millions de dirhams qui constituaient l’offre financière de l’accord expiré. De même, précisent les mêmes sources, le royaume exige des ajustements techniques relatifs notamment à la quantité et l’espèce des poissons pêchés ainsi que le respect du repos biologique. Ce sont ces axes qui seront au cœur des négociations entre la délégation marocaine et son homologue européenne dans l’espoir de parvenir à un terrain d’entente, préservant les intérêts des deux parties.

Cette entente sera dictée par l’esprit de partenariat liant Rabat et Bruxelles et l’excellence de la coopération entre les deux parties dans tous les domaines. Dans l’état actuel des faits, il faut dire que la conclusion d’un nouvel accord et surtout son entrée effective en vigueur demanderont du temps.

En effet, lorsque les deux délégations parviendront à parapher le nouvel accord, celui-ci devra être soumis au conseil de l’Europe, qui le transmettra, à son tour, aux gouvernements des pays membres de l’Union européenne, avant d’être présenté en fin de compte au parlement européen pour débat, examen et approbation. Un circuit qui demande plusieurs semaines, voire même une année, commentent des médias espagnols. Rappelons que le conseil des ministres des vingt-huit Etats membres de l’Union européenne avait mandaté, en avril dernier, la commission européenne pour entreprendre les négociations en vue de renouveler l’accord de pêche, incluant le Sahara marocain.

Ce volet politique a d’ailleurs été négocié et validé dès les premiers rounds du dialogue entre les deux partenaires. Le mandat de négociation confirme non seulement la volonté de renouveler l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE, mais confirme un gage supplémentaire de sécurité juridique des accords liant Rabat et Bruxelles.

B.Amenzou

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