Le Bureau politique du PPS présente le projet de la thèse politique du 10e Congrès

Benabdallah : Le PPS de 2018 est un parti national, de gauche, progressiste, démocratique et socialiste et écologiste

C’est en rangs serrés et en parti soudé et uni que le Parti du Progrès et du Socialisme se dirige vers son 10e Congrès national, prévu les 11, 12 et 13 mai prochains à Bouznika, a affirmé, mardi à Rabat, le Secrétaire général du Parti, Mohamed Nabil Benabdallah.

«Le PPS est en bonne santé politique et le climat général et l’avancement des préparatifs de ce 10e Congrès, que supervise le Comité national préparatoire, en atteste», a d’emblée affirmé le leader progressiste, expliquant que le processus se poursuit dans la transparence la plus totale.

Au cours d’une conférence de pressedédiée à la présentation du projet de thèse politique de ce 10e congrès national, qui s’est déroulée en présence de membres du Bureau politique, du Conseil de la Présidence, le SG du PPS a exposé, devant un parterre de représentants de la presse nationale, les grandes lignes du projet de thèse politique du Congrès national qui se tiendra sous le mot d’ordre «Pour un nouveau souffle démocratique». Benabdallah a profité de l’occasion pour rappeler que le PPS organise toujours ses congrès nationaux dans les délais. Tel fut le cas lors des 6e, 7e, 8e et 9e  congrès nationaux.

Il est également revenu sur le processus préparatoire qui se déroule, a-t-il souligné, conformément aux résolutions du Comité central du parti adoptées, souvent à l’unanimité, sinon à une ou deux exceptions près, à la majorité écrasante.

Il a par ailleurs rappelé que le Comité central avait adopté à l’unanimité au cours de sa dernière session de janvier 2018 tous les projets de documents du congrès, qui lui ont été soumis par le Comité national préparatoire du Congrès coprésidé par Rachida Tahiri et Ahmed Zaki, deux membres du Bureau politique.

Parallèlement à ces activités, plusieurs forums de débats publics sur divers sujets importants (enseignement, égalité homme-femme et parité, zones de montagnes, justice sociale, disparités sociales et spatiales, etc…) ont été organisés et d’autres sont programmés au cours des semaines à venir.  A noter que le nombre de congressistes a été fixé à peu près à 1000 par le Comité central.

Benabdallah s’est arrêté aussi sur l’avancement du processus de restructuration des organisations partisanes, soulignant que l’action s’est soldée par l’affichage des listes des adhérents dans les locaux du siège national du parti pour permettre à ceux qui le veulent de les rectifier, les contester et, le cas échéant, intenter des recours.

Le processus préparatoire prévoit l’organisation des assemblées générales locales au cours du mois de mars et des congrès régionaux en avril.

Le secrétaire général a ensuite exposé les grandes lignes du projet de thèse politique, répartie en six chapitres comportant au total 21 sections :

Chapitre 1 : le PPS et son système de pensée et de valeurs

Chapitre 2 : le PPS et l’opération politique

Chapitre 3 : le PPS et les perspectives économiques, sociales et écologiques

Chapitre 4 : le PPS et les questions sociétales et culturelles

Chapitre 5 : le PPS et la situation internationale

Chapitre 6 : la valeur ajoutée du PPS dans le paysage partisan national.

Après avoir abordé en détail toutes ces questions, il a souligné que le PPS de 2018 est toujours un parti national de gauche, progressiste, démocratique et socialiste et écologiste comme il l’a toujours été. Il porte toujours l’étendard de la défense des valeurs de la justice sociale, de la lutte contre l’injustice et l’oppression, a-t-il martelé. Il a également tenu à rappeler que le PPS considère entre autres que la Constitution de 2011 a prévu de nouvelles dispositions très avancées, qui représentent des acquis considérables et étendus en matière de renforcement de la démocratie, de libertés et de l’institutionnalisation. Cependant, a-t-il regretté, la mise en œuvre de cette loi suprême du pays est entachée de lenteur, dont tout le monde est responsable : partis politiques, organisations de la société civile mais également la presse nationale ainsi que d’autres intervenants. La mise en œuvre saine et démocratique de la Constitution de 2011 requiert la participation de tous et en particulier des partis politiques, lesquels doivent être en mesure d’assumer leur rôle et exercer leurs prérogatives pour pouvoir encadrer les habitants, a-t-il encore souligné en substance.

Le leader progressiste est passé ensuite au bilan de la participation du PPS dans les gouvernements qui se sont succédé depuis 1998. A cet égard, il a souligné la fierté du parti, de sa direction, de ses militants et de ses sympathisants des réalisations et du travail accompli par les cadres du parti ayant assumé des responsabilités gouvernementales. Certes, Benabdallah a reconnu, en toute objectivité, qu’il n’a pas réussi à accomplir tous les objectifs qu’il s’était fixés. Il a également fait remarquer que le PPS a toujours exprimé ses avis en toute indépendance et liberté au sein du gouvernement.

Durant toutes ses expériences passées au sein de la majorité, le parti a été amené à établir des alliances avec d’autres partis autour de programmes gouvernementaux précis, a tenu à confirmer le premier des PPSistes. Il a précisé, à cet égard, que cela n’a pas pour autant affecté l’identité socialiste, progressiste et écologique du parti et son engagement à poursuivre le combat pour l’avènement d’un Etat national démocratique capable de promouvoir davantage de démocratie, de justice sociale et spatiale et respectueux des libertés individuelles et collectives dans le cadre d’un environnement ouvert, démocratique et pluriel, qui permet entre autres de mener à son terme le chantier de l’officialisation de l’Amazighité.

Benabdallah a en outre rappelé les positions de principes du parti en ce qui concerne surtout la défense et le parachèvement de l’intégrité territoriale et la récupération des présides occupées de Sebta et Mellila et des Iles Zaffarines avant d’exposer l’alternative du parti au niveau économique et écologique.

Evoquant la situation à Jerada, le secrétaire général du PPS a affirmé que c’est une région sinistrée depuis la fermeture programmée des mines de charbon en 1998, précisant que le parti appelle, à cette occasion, à un traitement des manifestations pacifiques qui y sont organisées dans le respect du droit, tout en recommandant de doter la ville d’un programme de sauvetage à l’instar d’autres provinces.

Nabil Benabdallaha par ailleurs souligné que le PPS est fermement attaché à la liberté de la presse et d’opinion, comme en témoigne le bilan de ses ministres lors de leur gestion du secteur de la Communication, réaffirmant aussi son attachement indéfectible au respect de la justice.

M’Barek Tafsi

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