Conférence sur le Sahara: L’exclusivité de l’ONU confortée

La Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union africaine (UA) au processus politique des Nations unies sur le différend régional autour du Sahara, organisée à Marrakech, suite à la tenue de la 2ème table ronde de Genève, a été sanctionnée par des résultats concluants.

En termes de représentativité et de participation,  plus des 2/3 des pays africains ont pris par à ce conclave, soit 37 pays issus des cinq sous-régions du continent, notamment huit Etats de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC) et des pays influents, dont les positions concernant ce différend régional ont évolué au cours des dernières années, a noté le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, lors d’une conférence de presse à l’issue de cette réunion ministérielle, dont les travaux ont été sanctionnés par une déclaration finale.

C’est dire que l’approche politique prônée par le Maroc a été confortablement soutenue par la majorité des pays de l’union africaine, hautement représentés à Marrakech. De même, la conférence a souligné l’exclusivité des Nations unies en tant que cadre de recherche d’une solution politique, mutuellement acceptable, réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, en excluant tout processus parallèle.

Il s’agit ici d’une autre confirmation des conclusions du 31ème Sommet de l’UA à Nouakchott qui stipule que le rôle de l’Union africaine, à l’instar des autres organisations, consiste en l’accompagnement et l’appui du processus onusien et des efforts consentis par les Nations unies et non pas en le développement d’un autre processus.

Ces convictions des instances africaines, en parfaite harmonie avec les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU, notamment la résolution N° 2440, barrent la route aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du royaume qui ne lésinent pas sur les moyens, quel que soit leur contexte politique, pour nuire au Maroc et à sa cause légitime. Dans ce sillage, force est de souligner que la conférence tenue au même moment par l’Afrique du sud en guise de soutien au polisario n’a brillé que par le très peu de pays, largement sous-représentés, ayant fait le déplacement à Pretoria.

Face à cet échec cuisant, la diplomatie sud-africaine a orienté son artillerie vers le royaume. Une conférence de soutien à une entité fantôme s’est transformée en une rencontre pour attaquer le royaume. Autant dire que cette thèse est complètement effritée aujourd’hui et il ne reste que la voie de se rendre à l’évidence et de s’aligner sur la légalité internationale.

B.Amenzou

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