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L’utilisation des réseaux sociaux est devenue plus que remarquable. Elle se remarque partout que l’on soit en famille ou en dehors du domicile. Quoique nous venions derrière la Tunisie à ce sujet; en moins d’un quart de siècle, le nombre d’internautes au Maroc s’est multiplié d’une manière exponentielle pour atteindre plus que la moitié de la population. La fracture numérique, dans ce cadre, est ainsi faible du fait de l’utilisation d’un appareil mobile pour communiquer à travers la Toile.

L’image et le son aidants; l’interaction sociale à travers les médias sociaux dépasse, en moyenne, plus que largement le temps accordé à la lecture. La médiocrité de l’offre éducative dans le royaume n’a pas freiné l’usage du digital au quotidien; elle lui a donné l’opportunité de son extension en l’accompagnant dans cette tendance. L’usage des émoticônes remplace celui du langage qui est lui-même simplifié en général. L’évolution du réseau social le plus utilisé montre l’incommensurable quantité d’informations accumulée. Il se rappelle les faits et gestes, des plus anodins aux plus marquants. Une immense base de données pour chaque profil qui tente plus d’un trafic et plus d’un contrôleur.

De l’échange de l’information à celle de conseils et d’avis, on ne peut plus choisir ce qui s’affiche. Plus que cela, l’amitié virtuelle qui constitue la base du réseau se propage tel un incendie de forêt en période de sécheresse.Ceux qui s’en soucient sont plus intéressés par le plus grand nombre que par la qualité et la véracité de la relation. L’important est de réaliser le buzz! C’est par ce biais que les blogueurs mesurent leur impact ou essayent de le faire sentir. De la page réunissant un groupe, on se transforme aisément en «presse électronique» en relation avec l’événementiel d’un territoire ou en ambitionnant de devenir un site web sponsorisé par lequel les annonces se font beaucoup plus «sur le dos» d’une information que pour la servir. Il faut dire que le champ politique national, dans ses zones de faiblesse, permet à ce genre de subsister. C’est par ce biais que la rumeur s’amplifie et tel l’envol des moucherons, cela peut occasionner une gêne chez les porteurs de projets dans leur action de promotion. Cela peut gêner mais ne peut en aucun cas devenir un obstacle majeur à la réalisation du projet si ce dernier est maîtrisé dans ses fondements, organisé dans son déroulement et encadré dans ses perspectives.

Quand une polémique gonfle, il semble que des cohortes électroniques sont mises en place pour servir leur commandement ou se mettre au service du plus offrant. La réglementation de cette activité, n’étant pas encore assez efficace, fait que l’insulte gratuite et la diffamation ont encore de beaux jours devant elles. Certains en ont fait leur pain blanc pour affronter une pression écologique, juridique, scientifique, culturelle, sociale et économique. Ils se mettent au-dessus de la loi et sans vergogne accumulent profits et rentes aux dépens de la nation et en opérant de la drague. D’autres la pratiquent pour devenir des leaders politiques alors qu’ils n’ont ni la démarche, ni l’envergure,ni la base pour le devenir. Cependant, la chute ne sera que plus dure.

Plus sérieusement, les réseaux sociaux sont devenus un moyen puissant de communication qui se gère par des pros. Une image parle beaucoup plus à tout un chacun qu’une analyse écrite avec les discernements nécessaires.

Outil issu de l’intelligence de l’homme, le réseau social peut construire un «vivre ensemble» juste et digne ; comme il peut, par son animation immodérée et sa voracité sans limites, détruire son propre environnement et celle de l’homme victime de ses propres inconséquences.

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