L’aubaine de la coupe du monde

Notre pays vient de décrocher, au côté de ses deux voisins de la péninsule ibérique, à savoir l’Espagne et le Portugal, l’organisation de la coupe du monde 2030. Au-delà de son caractère purement sportif, la désignation du Maroc requiert aussi une dimension géopolitique sur l’arène universelle.

Sans parler de ses incidences économiques et sociales sur le parcours multidimensionnel de la Nation. Une opportunité à saisir à bras le corps, d’autant qu’elle est au cœur de l’Emergence sur tous les plans.

On se souvient de la grande envolée du modèle espagnol, au lendemain de l’ère franquiste, comment la copie 1982 de cette messe planétaire lui a donné des ailes pour occuper une place de choix dans la scène européenne voire mondial.

Il se sera agi tout d’abord, du relèvement de la qualité de ses infrastructures sportives, depuis les stades existants et ceux des entraînements, en mettant en place des équipements parallèles, tout en édifiant un «joyau» d’envergure pouvant abriter l’ouverture ou encore la clôture de cette fête dont les sélections sont cette fois-ci, au nombre de 48, depuis déjà la prochaine manche de 2026, en plus des dizaines de millions de visiteurs de tous les coins du globe.

D’autre part, le potentiel de transport en termes de réseau aérien, ferroviaire et autoroutier, reliant les principales villes du royaume, en le peaufinant d’ici-là, sera sans doute, l’un des atouts majeurs de l’adjonction du Maroc dans ce trio organisateur de haute notoriété.

Dans le même son de cloche, il est à reconnaître la prééminence du pays en matière de l’industrie du tourisme, notamment en structure de l’hôtellerie haut de gamme, respectant les normes requises à ce propos, à même d’accueillir dans les conditions optimales les passagers de tous bords.

A cet égard, le Maroc dispose de la nomenclature ad hoc, en vue de faire valoir son tourisme, fondé sur l’aura marocaine en qualité de l’hospitalité, du tact et d’originalité légendaires.

Aussi, faut-il rappeler la proximité et l’affinité qui marquent aujourd’hui, en toute convenance Rabat et Madrid pour réaliser le mega-projet de la route maritime transitaire de pas plus de quatorze kilomètres, par la confection d’un passage souterrain, assurant la connectivité rapide et aisée entre l’Afrique et l’Europe.

Un dispositif très attendu qui permet à coup sûr une affluence accrue des riverains de part et d’autre de la Méditerranée, voire d’autres horizons. En maturité d’organisation, il convient également de reconnaître qu’aussi bien l’Espagne qui a déjà à son actif la coupe du monde de 1982 avec l’adjudication de la copie de 2010, le Portugal dont la coupe d’Europe des Nations 2004 aura affûté son expertise que le Maroc dont la CAN de 2025 relèvera davantage son cumul déjà positif, tout auréolé de sa belle prouesse de Qatar 2022.

La tenue de cette aubaine dans nos murs constitue un réel tremplin pour un avenir radieux, mais aussi une occasion de raccommoder les haillons de nos tares, tant sociaux qu’humains dans la lutte pour la justice sociale et spatiale, la répartition juste et équitable des richesses et surtout le parachèvement de notre intégrité territoriale.

Gaston Bachelard, philosophe français en Éducation et Sciences, avait bien dit en ces termes : «Le futur, c’est ce n’est pas ce qui va arrivera, le futur c’est ce que nous allons faire !». C’est autant dire que l’avenir est bel et bien devant nous et à nous de savoir comment en faire usage !

Related posts

Top