L’opposition annonce la couleur!

C’est un débat serein et constructif qu’avaient proposé, hier sur le digital, les trois leaders des partis politiques du PJD, du PI et du PPS.

Une occasion de favoriser l’échange public autour de la crise pandémique qui taraude le pays, à l’instar de toutes les nations de la planète, mais aussi et surtout sur les perspectives à venir.

C’est une bonne chose que le politique se mêle à cette dynamique de transcender les effets de ce fléau féroce! Ceci étant, on déplorera que cet entrain qui anime certaines formations politiques, alors que d’autres seraient visiblement aux abonnés absents, soit limité au virtuel puisque les supports de l’information publique sont bassement verrouillés.

Aussi bien chez Nabil Benabdallah que Nizar Baraka ou encore Saâdeddine El Otmani, le souci d’enrayer le virus se faisait ardemment ressentir. «Notre pays a fait preuve de sacrifice, en ce moment d’état d’urgence, mais la lutte n’est pas encore à ses termes !», avait lancé le chef de l’exécutif, en faisant étalage de toutes les mesures prises pour enrayer le Coronavirus.

Dans ses interventions, le patron de l’Istiqlal se félicitait de l’union nationale dont font montre les citoyens, dans un esprit de solidarité exemplaire. Il ne manquait pas non plus de mettre en exergue les vertus de confiance et de communion qui ont marqué le peuple marocain, durant son combat contre l’épidémie.

Quant au chef du parti du livre, il se faisait l’écho de la kyrielle populaire qui gémit encore sous le fardeau de la privation et dont l’état critique risque d’exploser si on continue à lui faire la sourde oreille. Il n’hésitait pas non plus de fustiger la disharmonie qui ne cesse pas de caractériser l’action de l’exécutif, tel que la discordance manifeste de certaines constituantes et la discorde qu’avait généré le fameux projet de loi 22/20 au sein de l’opinion publique nationale.

D’autre part, il égrenait un véritable  plaidoyer en faveur du volet culturel et intellectuel dont les principes ne sont pas reconnus à leur juste valeur. «Il n’y aura pas de développement, sans démocratie et politique probe et sérieuse!», affirmait-il, tout en prenant la défense de la presse, dans sa version électronique, en l’absence du papier momentanément suspendu, en raison des dispositions de l’état d’urgence.

Cette presse, poursuit-il, mérite tous les éloges pour le boulot mobilisateur qu’il accomplit avec brio, en ces temps endémiques. «De la discussion jaillit la lumière!», dit-on, surtout en période de crise. Il conviendra d’avancer que notre pays a grand besoin d’ouvrir un large dialogue le plus démocratiquement du monde à toutes les composantes de la société, y compris l’élite politique pour qu’elles prennent part à cette délibération de haute envergure.

Confier le sort de la nation à un quatuor restreint en vue de débiter, à la sauvette, les grandes décisions nationales, serait aberrant et attentatoire aux fondements de la constitution d’où émerge une panoplie  d’institutions tant consultatives que décisionnelles.

Dans le même sillage, le Maroc serait en face d’un terrible jour d’après qui nécessite d’une large synergie de toutes les forces vives de la nation pour affronter, avec le même enthousiasme, les retombées cruelles de la pandémie. Il serait nécessaire de se mettre au diapason d’un nouveau souffle démocratique auquel adhère pleinement le chef de gouvernement, fondé sur un pacte social qui unirait, dans la concorde, l’Etat, les salariés et les syndicats dont l’objet serait d’assurer  pérennité de la stabilité.

Il serait bon de rappeler que le slogan du dixième congrès national du PPS en 2018, ne fut autre que «Un nouveau souffle démocratique !». Un beau mot d’ordre qui, semble-t-il, garde son actualité à nos jour.

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