Plaidoyer pour la cause africaine et défense de la cause nationale

C’est un fait incontestable. Le bien-fondé du retour du Maroc à sa famille africaine a été bel et bien démontré dès la première participation du royaume au Sommet de l’Union Africaine en tant que membre à part entière.

Par cette présence, le Maroc a en effet conforté son action dans le continent et consolidé ses relations avec ses partenaires africains. Dans un discours, lu en son nom par le prince Moulay Rachid, en ouverture du 29e Sommet de l’UA, lundi 3 juillet à Addis-Abeba, SM le Roi Mohammed VI a souligné que la participation du Maroc aux différentes activités de l’UA se fait «selon l’esprit constructif» que le Souverain avait annoncé dans son premier discours à la capitale éthiopienne.

Bâtir une nouvelle Afrique ; «Une Afrique forte, une Afrique audacieuse qui prend en charge la défense de ses intérêts, une Afrique influente dans le concert des Nations», a plaidé le Souverain.

Pour y arriver, l’Afrique est appelée «à se renouveler et impulser son propre élan»en vue de relever les défis qui se profilent à l’horizon. Cependant, cette voie ne peut être convenablement empruntée qu’en réformant l’institution africaine, en mettant en place une politique orientée vers la jeunesse, précieux capital de l’Afrique.

«L’avenir de l’Afrique sera la jeunesse», a affirmé le Souverain. Cet investissement permettra, à coup sûr, à l’Afrique de nourrir sa croissance économique. «Le destin de nos jeunes est-il au fond des eaux de la méditerranée? Leur mobilité doit-elle devenir une hémorragie ? Il nous appartient au contraire de la gérer pour en faire un atout. L’Afrique doit se tourner vers son avenir avec détermination, en comptant essentiellement sur ses capacités propres», a encore souligné SM le Roi, réaffirmant son intention de «soumettre une contribution axée sur la nécessité de développer une vision africaine commune sur la migration, ses enjeux et ses défis».

Voilà la valeur ajoutée de la présence du Maroc au sein de l’appareil organisationnel de l’UA. Il faut dire qu’il s’agit d’une présence qui plaide pour le bien de l’Afrique et des Africains et qui contrecarre, en même temps, le mal guettant le royaume, ses intérêts et son intégrité territoriale.

Dans ce sillage, la délégation marocaine, fortement présente à ce Somment, a réussi à capoter un projet de texte, orchestré par Alger, considérant le Sahara marocain comme un «territoire occupé». Ce projet de texte, hostile à la souveraineté marocaine sur son Sahara, et qui a provoqué, dimanche, une vive passe d’armes entre la délégation marocaine et celle représentant Alger et le polisario, devait être adopté dans un rapport par la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Les arguments du Maroc étaient on ne peut plus convaincants pour battre en brèche la manœuvre algérienne. Cette manœuvre, comme bien d’autres, passaient comme une lettre à la poste durant tout le temps de l’absence du Maroc des institutions de l’UA.

Autant dire que le retour du royaume à l’Union Africaine est bénéfique à bien des égards.

B. Amenzou

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