Un thriller tragi-comique à la quête du sommeil!

L’insomnie de Tahar Ben Jelloun

C’est une pure fiction,  un roman dont les événements et l’histoire se sont déroulés à Tanger.  «L’insomnie» est l’intitulé du nouveau roman du romancier Tahar Ben Jelloun paru  récemment aux éditions, Gallimard. Pour l’écrivain ce roman est un peu différent des précédents surtouts au niveau de la forme. C’est une sorte, dit-il,  de thriller tragi-comique.

«Ce roman est une pure fiction. En  effet,  dormir, c’est comme tomber  dans le trou de la mort. C’est une loi de la nature», a souligné Tahar Ben Jelloun lors d’une rencontre qui  s’est tenue  dernièrement en marge des activités du  SIEL. Le roman raconte l’histoire d’un grand insomniaque, un scénariste de Tanger. Une ville qui a inspiré l’auteur du roman.

«Je suis inspiré par des choses que j’ai vécues et observées», a-t-il souligné.  Selon lui, l’écrivain est  un observateur  permanant. Pour dormir, il faut tuer quelqu’un. C’est la logique du grand insomniaque du roman  pour en trouver une solution à  ses problèmes de sommeil. Pour l’auteur, ce personnage n’est pas un psychopathe, du tout.

«Il choisit ses victimes, parfois même il débarrasse la société d’un triste personnage, et ce côté justicier peut en effet sembler sympathique. Il ne fait qu’accélérer la fin de ceux qui vont mourir de toute façon et n’agit qu’à l’instant où ils sont dans un état critique. Ce qui me permet, en filigrane, d’aborder le sujet délicat de la fin de vie dans la dignité et sans souffrance», a confié en outre dans l’une de ses interviews  à  l’occasion de la sortie de son  nouveau  roman.

 Par ailleurs, et puisqu’il s’agissait de la fiction, le roman ouvre des possibilités d’imagination et d’interprétation entre le récit des journées du personnage et celui de ses fantasmes nocturnes du personnage principal. C’est aussi une sorte d’invitation à écrire avec le scénariste insomniaque un  scénario à deux mains. «Le roman est  une série d’histoires. Il faut avouer que  j’ai  trouvé un plaisir en écrivant le passage des trafiquants qui  font des passeurs des immigrants. Le roman est aussi  un hommage un plusieurs  films. L’insomnie  un roman léger, mais il n’est  pas  superficiel», a-t-il fait savoir.

Pour l’écrivain, parfois ça ne sert rien de dramatiser les choses dans les situations tragiques. C’est pour cette raison que  la dernière partie du roman est  onirique et inspirée d’un film. L’une des scènes  des dernières scènes du  roman  fait  penser bien entendu  à  ce train qui est une  métaphore de la vie et de la mort où  le personnage va rencontrer ses victimes.  Selon Tahar Ben Jelloun,  il n’y a pas de morale dans le livre. L’ultime fin, pour lui,  c’est d’aboutir à  ce plaisir du  texte et celui  du  récit.

Mohamed Nait Youssef

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