Exercices militaires conjoints liés à la prévention des catastrophes

Maroc-USA

Les Forces Armées Royales (FAR) et l’Armée américaine ont conclu, cette semaine, un exercice important de planification des catastrophes, doublé d’un programme de formation de quatre semaines sur la gestion des risques d’explosion, a indiqué jeudi l’Ambassade US à Rabat, soulignant la « force continue » du partenariat militaire liant le Maroc et les Etats-Unis.

Cette semaine, les membres de la Garde nationale de l’Utah se trouvent à Ksar Sghir pour participer à l’exercice Maroc Mantlet, le premier exercice de planification et de préparation aux catastrophes au Maroc, aux côtés de partenaires des FAR et d’organismes civils marocains, a précisé la représentation diplomatique américaine dans un communiqué.
L’exercice de cette année, pour lequel les FAR ont dirigé la planification, présente un scénario basé sur une catastrophe industrielle de grande envergure, nécessitant des opérations de recherche et de sauvetage sur terre et en mer, la lutte contre les incendies industriels dans un environnement de type HAZMAT (matières dangereuses) et la gestion des crises au niveau national, selon la même source.

« Ces programmes de formation conjoints constituent une composante essentielle du partenariat stratégique étroit entre le Maroc et les Etats-Unis », a déclaré le Général-major de l’armée américaine Michael J. Turley, Adjudant général de la Garde nationale de l’Utah, en visite au Maroc cette semaine pour observer la conclusion de ces exercices.  « Nous travaillons toujours en étroite collaboration avec nos partenaires marocains pour faire face à un éventail de menaces possibles, notamment des catastrophes naturelles ou des accidents industriels, ainsi que des problèmes de sécurité classiques », a ajouté le haut responsable militaire, cité dans le communiqué. 

Maroc Mantlet, a noté l’Ambassade US, comprend des observateurs internationaux de Djibouti, de la France, de la Jordanie, de la Mauritanie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, du Sénégal et de la Tunisie.
Ce vendredi, le Général Turley se joindra à d’autres hauts responsables militaires marocains et américains à Kénitra pour marquer la fin d’un programme de formation intensif au profit des soldats marocains, du personnel de la Garde nationale de l’Utah et des Marines américains, sur les risques liés aux explosifs, tels que la neutralisation des mines ou le stockage et le transport des munitions.  Plus de 20 militaires ont participé au programme, officiellement connu sous le nom de formation à l’action humanitaire contre les mines et à la neutralisation des explosifs et des munitions (Humanitarian Mine Action and Explosive Ordnance Disposal – HMA-EOD).

La formation HMA-EOD, du Département de la Défense des Etats-Unis, aide les partenaires militaires à développer leur capacité à identifier et à neutraliser les mines et les dangers similaires qui menacent les populations civiles, tout en contribuant à améliorer la sécurité physique et la gestion des stocks des munitions conventionnelles.
La Garde nationale de l’Utah, qui a mobilisé six membres de son personnel pour la formation HMA – EOD, entretient une relation de longue date avec les FAR depuis 2003, dans le cadre du Programme de Partenariat de l’Etat de la garde nationale de l’Utah, rappelle le communiqué.

La semaine prochaine, les responsables militaires américains et marocains marqueront l’achèvement d’un programme de six ans, axé sur les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN), reconnaissant le statut de la compagnie d’intervention CBRN des FAR comme « pleinement apte à la mission ».

Le Maroc participe chaque année à plus de 100 engagements militaires avec les forces américaines. Il accueille l’African Lion – l’exercice militaire annuel le plus large sur le continent – et constitue un partenaire majeur des programmes américains de formation et d’entraînement militaires internationaux et de ventes militaires étrangères, rappelle l’Ambassade US.

En octobre 2020, les Etats-Unis et le Maroc ont signé une  » feuille de route pour la coopération en matière de défense » d’une durée de dix ans, qui oriente la coopération dans les domaines prioritaires, notamment les efforts visant à faire face ensemble et de manière plus efficace, aux menaces régionales.

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