3 questions à Farid Mezouar, directeur exécutif de flm.ma

Al Bayane : Quel a été le point marquant de la semaine?

Farid Mezouar : La banque centrale a communiqué les chiffres des taux d’intérêt pratiqués par les banques. Ainsi, selon les données de Bank Al Maghrib relatives quatrième trimestre 2017, le taux d’intérêt moyen pondéré débiteur des banques, a augmenté de 17 points de base à 5,77% par rapport au trimestre précédent. Surtout, sur un an glissant, cette hausse est de 60 points de base. En effet, en dehors du crédit à la consommation, toutes les catégories de crédit ont connu une tension.

Comment expliquer cette hausse?

Deux explications me semblent plausibles. La première est celle d’une volonté de reconstitution des marges d’intérêt après plusieurs années de baisse. En particulier, si les banques souhaitent être plus actives sur les DAT, elles doivent améliorer les revenus des emplois. La deuxième explication est celle d’une anticipation de la hausse des taux d’intérêt et une répercussion par anticipation.

Quel impact pour les banques cotées?

D’un côté, il s’agit d’un effet prix positif car en cas de maintien du coût de financement, cette augmentation des taux se traduit à terme par une hausse de la marge d’intérêt en pourcentage. Ceci va booster le PNB et permettre de mieux absorber une éventuelle remontée du coût du risque. Toutefois, cette hausse des taux peut s’auto-entretenir avec un faible effet du volume comme le montre la hausse des crédits en 2017 qui s’est limitée à 3,7% hors institutions financières.

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