Aux USA, les expulsions semblent avoir commencé pour des milliers de sans-papiers

Plusieurs arrestations des personnes en situation irrégulière en territoire américain. Les  expulsions ont débuté depuis dimanche dans plusieurs villes des Etats-Unis. Une opération considérée par Donald Trump comme quelque chose de «légitime».

Le président américain, connu pour ses sorties imprévisibles, vient de lancer l’opération d’expulsions des personnes en situation irrégulière du territoire américain. Plusieurs familles pourraient se retrouver segmenter par une telle initiative. Mais une décision pareille n’est pas sans conséquences. Bon nombre d’actions fortes se sont enclenchées, aussi bien par les autochtones pour soutenir les immigrés, que par les concernés eux-mêmes.

Des dizaines de mouvements contestataires ont eu lieu dans plusieurs villes des Etats-Unis. L’objectif de ces manifestations  visait à dissuader Trump à changer de fusil d’épaule. Cependant au regard de ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis, tout porte à croire que lesdites manifestations n’ont guère trouvées un écho favorable à l’endroit du numéro 1 américain. Les expulsions ont débuté dimanche dernier : le 14 juillet 2019 dans une dizaine de ville des Etats-Unis.

Tôt dimanche 14 juillet dans la nuit,  les agents de l’immigration étaient attendus dans les rues du pays pour procéder à plusieurs arrestations des personnes en situation irrégulière. Mais les «spectres de cette vague d’interpellation s’annonce beaucoup plus réduit que les millions prédits par  Donald Trump en juin à l’aube d’une opération finalement repoussée, mais l’inquiétude, elle est la même chez tous ceux qui susceptibles d’être visés», affirme notre confrère France 24.

Toujours d’après cette source digne de foi, les autorités compétentes envisagent l’expulsion des clandestins arrêtées lors d’une descente musclée, mais qui contre toute attente ne figurent pas sur la liste des individus recherchés. Cette situation suscite davantage d’interrogations sur toute l’étendu du territoire américain. Plusieurs émotions envahissent les populations, en l’occurrence les clandestins ou personnes en situation irrégulière. C’est à ce titre que la maire démocrate de chicago, Lori Lightfoot s’est exprimé en ce sens via CNN, «Cela traumatise les gens».

Avis moins partagé par Donald Trump l’initiateur de cette décision contestée par le plus grand nombre. Pour ce dernier, la plupart des maires du pays réclament de telles actions, «Beaucoup de maires les réclament» Et d’ajouter «Vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ne veulent pas de crimes dans leurs villes et leurs Etats». Au regard de ce constat, Donald Trump montre une fois de plus le soutien que lui accordent certains de ses compatriotes quant à cette décision contestée.

Au regard de cette décision qui sans doute ne fait pas l’unanimité, certains y voient derrière, un coup politique programmé par Trump. Cas d’une portion d’associations de défense des droits de l’homme qui n’a pas hésité à en parler et à rappeler les droits des personnes en situation irrégulière. De fait, lesdites associations ont interpellé les autorités compétentes à respecter les droits humains. «Si vous craignez d’être expulsé, restez chez vous dimanche», a expliqué le maire d’Atlanta, Keisha Bottoms via CNN.

Pour plusieurs hommes politiques du pays, c’est une machination pour persuader la masse populaire, que la plupart des maux que traversent les Etats-Unis, proviennent des clandestins ou des personnes en situation irrégulière «C’est un coup politique pour convaincre beaucoup de gens qu’aux Etats-Unis, les problèmes viennent des immigrés», a déclaré Bill de Blasio, maire de New York sur MNSBC.

Les Etats-Unis sont confrontés depuis des décennies à une crise migratoire importante. La frontière avec le Mexique semble ne pas faciliter les accords. Les mexicains en quête d’une vie meilleure arrivent aux Etats-Unis chaque mois via cette frontière. D’après les statistiques du ministre de la sécurité intérieure, le nombre de clandestins interpeller au mois de juin dernier serait de plus de 100 000. Soit une baisse de 28% par rapport au mois de mai. Mais, malgré les données mises en exergue, la situation reste complexe.

Romuald Djabioh

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