Benabdallah: Il faut donner à la nouvelle étape une charge réformiste

La troisième session ordinaire du Comité central du Parti du progrès et du socialisme a réuni ses membres, samedi au siège national du parti à Rabat, pour débattre de l’évolution de la situation du pays à la lumière d’un rapport du Bureau politique, présenté par le Secrétaire général du parti, Mohamed Nabil Benabdallah et du projet de règlement intérieur, présenté par Rachid Roukbane, membre du BP du parti.

Cette session s’est tenue sous la présidence de Driss Redouani, membre du BP, qui avait à ses côtés Charafat Afailal, Fatima Zahra Barassat, Rachida El Baz, Rachid Roukbane, Anass Doukkali et Abdelahed Fassi Fihri, membres du BP.

Ces travaux ont été sanctionnés, après de longs débats, par l’adoption du rapport du Bureau politique et du projet de règlement intérieur du parti à une majorité écrasante.

Ouvrant les travaux, le président de la réunion a indiqué que cette 3e session ordinaire est en fait la première qui se tient pour débattre de la situation politique, étant donné que la 1ère et la 2ème session consécutives au 10ème congrès national du parti ont été consacrées à l’élection du SG du parti et des membres du BP.

Il a ensuite donné la parole au secrétaire général du parti qui a présenté le rapport du BP.

Dans son rapport, le SG du PPS a indiqué que cette session se tient dans une « conjoncture nationale précise et riche en nouveautés et défis, à l’issue de moins de cinq mois de la tenue de notre dixième congrès national qui a connu du succès non seulement au niveau de son organisation et du déroulement de ses travaux maitrisés, mais également du point de vue de son rayonnement politique et au niveau de ce qui est le plus important à savoir les résolutions et les documents qui en sont issus et qui enrichissent le bilan de notre parti ».

Cette session,qui devait avoir lieu il y a des semaines (extraordinaire)pour débattre surtout de la position que notre parti devait prendre au sujet de son positionnement dans la scène politique nationale, à la suite de la suppression du secrétariat d’Etat à l’eau de la configuration du gouvernement, se tient aujourd’hui de manière ordinaire.

Le Bureau politique a pris le temps nécessaire pour avoir tous les éléments qu’il faut concernant la situation générale du pays afin d’avoir une vision sereine et approfondie sur l’étape actuelle et qui tient compte de la décision précitée sans en être l’unique facteur déterminant. Le PPS a toujours tenu à traiter les situations, selon une approche globale tenant compte de tous les éléments contradictoires et ce de manière objective, loin de tous subjectivisme, exagération ou minimisation des faits, sachant que ce qui importe pour lui ce sont les tâches et les rôles qu’il doit jouer pour l’approfondissement du processus des réformes et de démocratisation et apporter son apport agissant à la réalisation  des aspirations de notre pays et de notre peuple à la justice, au progrès et à la stabilité.

Il n’échappe guère aux membres du Comité central, qui représentent la direction décisionnelle du PPS, que les développements de la situation générale dans le pays et en particulier en ce qui concerne le parti depuis le dernier congrès national, revêtent une grande importance et qu’ils méritent de faire l’objet d’un examen approfondi, équilibré et serein. Après de longs débats au sein du Bureau politique, le Comité central prend aujourd’hui le relais, sachant que les organisations du parti ne partent pas d’un vide référentiel. Elles se référent en cela à un document qui fait la fierté du parti qu’est la thèse du congrès national « le souffle démocratique nouveau », dont les analyses prospectives se justifient par l’évolution actuelle des événements.

La quintessence des résolutions du Congrès national

Le souffle démocratique nouveau est la quintessence des résolutions du Congrès national. Il est donc évident qu’il soit le déterminant principal dans notre perception de la situation et la prise des positions requises. Et c’est le mot d’ordre à travers lequel l’on a souligné la nécessité, voir l’urgence d’ouvrir de plus larges perspectives devant notre pays pour le renouvellement de l’esprit d’édification démocratique et pour aller de l’avant dans la mise en œuvre véritable du contenu de la Constitution, la révision de la situation économique et le portage de manière courageuse et tranchante de la question sociale et de la justice sociale et spatiale.

Le Secrétaire générale a rappelé dans ce cadre que le document de référence n’est pas seulement une thèse partisane d’encadrement, mais également l’intitulé de toute une étape et un appel national fort et sincère pour insuffler un nouvel esprit dans notre vie en général qui permette la consolidation des acquis et de dépasser de manière volontariste les difficultés et les défaillances que subit le projet réformiste, s’agissant aussi bien du renforcement des institutions et de la mise en œuvre saine du contenu de la constitution que de la nécessité de permettre à l’ensemble des citoyennes et citoyens et en particulier aux couches déshéritées et démunies et dans toutes les régions de bénéficier des fruits du développement du pays et de jouir d’une vie digne dans un pays où règnent la justice, l’égalité, la liberté et la dignité.

Ce qui requiert évidemment la mise en place d’une véritable démocratie et d’une vie politique saine où les institutions et les partis politiques jouissent de toutes leurs forces et jouent pleinement leurs rôles pour aider au rétablissement de la confiance, à la renaissance de l’espoir et à la création des conditions d’optimisme et du travail.

Les phénomènes de tension et de manifestations contredisent

L’on a appelé au souffle démocratique nouveau parce que notre pays a franchi d’importantes étapes perceptibles à toute observation objective sur la voie de l’édification de la démocratie et de l’Etat de Droit, des lois et des institutions ainsi que dans le domaine des droits et libertés et au niveau des acquis dans les domaines économique et social, a-t-il poursuivi. Dans le même temps, personne ne peut occulter et omettre de constater de nombreux phénomènes de tensions sociales auxquels notre pays est confronté, qui touchent presque toutes les classes et couches sociales et qui couvrent l’ensemble des aspects des champs politique, économique et social.

Quand on a lancé le document du souffle démocratique nouveau, on ne l’a pas fait à partir d’une tour d’ivoire, mais en tant que partie prenante de ce peuple auquel on est attaché et dont on écoute les souffrances et espoirs. L’on est en effet au cœur d’une société où le sentiment de mécontentement, de colère, de Hogra, d’inquiétude et de peur du lendemain a grandi. Une société au sein de laquelle le degré de confiance à chuté à des niveaux très bas et où les tensions règnent dans plusieurs  régions. Et c’est là où les manifestations, les protestations et les mouvements de revendication des droits économiques et sociaux se sont multipliés, des expressions diverses qui méritent dans leur ensemble d’être prises en compte pour leur respect de la légalité dans le cadre de ce qui unit toutes les composantes de la société et fait l’unanimité de tous, loin de tout débordement ou dérapage de ce qui est prévu par la loi et la Constitution, comme cela a été enregistré dans certains cas rares.

Le PPS a de tout temps combattu le nihilisme

Le fait de revenir sur ces faits, ne signifie pas que le PPS est pour l’aggravation de la crise ou le noircissement de l’image. Le PPS a de tout temps combattu le nihilisme. Il tient absolument à l’optimisme pour contribuer à illuminer la marche du pays même dans les moments les plus obscurs. Mais la réalité est têtue : les manifestations à Jerada, Zagoura, Tinghir, Al Hoceima, Salé et ailleurs, le mouvement du boycott de certains produits et sociétés ainsi que les expressions dans les sites des réseaux sociaux ne relèvent pas de l’imagination ou du rêve.

Ce sont des mouvements qui ont pour dénominateur commun des revendications visant à  de réalisation de la dignité, de la justice sociale, de la sécurité, et de l’accès aux services publics de base. Ils protestent contre l’aggravation de la pauvreté et du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation des prix. Ils réclament de l’emploi, un enseignement de qualité  équitable, une meilleure santé publique, un accès équitable à l’eau et l’électricité, un habitat décent, une sécurité effective, une administration efficiente, une justice devant laquelle on est tous égaux, une gouvernance qui rompt avec la rente, la prévarication, la corruption et la monopolisation, des salaires et une couverture sociale équitables, des impôts correspondants aux conditions des familles, un intérêt particulier à accorder aux zones montagneuses, rurales et aux ceintures de pauvreté qui encerclent les villes et une répartition équitable des richesses du pays.

Les revendications sont compréhensibles et légitimes

Ce sont en somme des revendications compréhensibles et des préoccupations légitimes de différentes couches sociales, étant donné que le développement que connait le pays ne se répercute pas de manière positive et équitable sur le niveau de vie de tous, a-t-il martelé.

Ce qui explique d’ailleurs l’émoi social que suscitent un certain nombre de faits et d’événements comme le décès de la jeune étudiante «Hayat», qui a mis sa vie en danger dans la recherche d’un espace de vie meilleur ou le décès d’un jeune au besoins spécifiques qui manifestait avec ses collègues pour la dignité humaine.

Les tensions sociales se multiplient alors que les canaux d’encadrement reculent

Ce sont là des indicateurs qui traduisent fidèlement la tension sociale qui prévaut et qui ont pour conséquences l’aggravation de la fuite des capitaux et des cadres outre l’émigration illégale des jeunes, qui sont les plus exposés à l’exclusion sociale qui fait naitre chez eux le sentiment de l’absence de toute possibilité d’impacter les décisions concernant leurs présent et avenir, après le recul surtout des canaux d’encadrement et de médiation sociale incubateurs de l’expression des revendications et du mécontentement.  Ce qui ouvre le champ large devant la spontanéité et les expressions subjectives non encadrées porteuses de grands dangers pour tous.

C’est ainsi que l’amalgame et la confusion se développent et le sentiment de manque des perspectives se répand et s’approfondit dans un climat négatif qui règne sur la situation politique du pays,en l’absence notamment d’initiatives publiques capables de contenir ce mécontentement. Cette tendance se maintient  même quand des initiatives réformistes sont prises, alors que font défaut l’encadrement et la communication requis de la part d’acteurs politiques sérieux, crédibles et audacieux, porteurs d’une pratique politique capable de donner une signification à ces initiatives éventuelles et de répandre un esprit de quiétude, de confiance et d’espoir pour dissiper les craintes et les doutes et combler le fossé entre les jeunes et la vie publique, des acteurs politiques qui ressentent la dangerosité de la situation et des défis, capables de réactivité en toute responsabilité, courage et conviction avec les interrogations que la société se pose et les revendications et besoins qu’elle exprime.

Agir pour donner à la nouvelle étape une charge réformiste

C’est pourquoi, l’on insiste sur la nécessité pour tous de faire preuve de courage et de responsabilité, a-t-il dit, soulignant qu’il serait historiquement erroné de ne pas donner à l’étape actuelle une nouvelle charge réformiste et de ne pas produire ce remue-ménage requis pour que la situation actuelle ne reste pas la même.

C’est précisément cette approche que l’on a enregistrée dans les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, – le discours du Trône, le discours de la révolution du Roi et du peuple et le discours inaugural de la première session parlementaire de l’actuelle législature-. Ces discours suscitent le contentement et ouvrent de nouvelles perspectives à l’espoir et à l’action comme ils consacrent la profonde écoute et la réactivité créatrice au pouls de la société et dont on a l’habitude chez la plus haute Autorité du pays. Ils s’arrêtent de manière claire avec des orientations fermes et un esprit d’initiative fort sur de nombreuses questions prioritaires sociales, économiques, politiques et de gestion et ils posent un seuil et un cadre pour leur traitement et la recherche des solutions nécessaires. Et c’est justement ce à quoi l’on appelle au parti à travers le mot d’ordre du souffle démocratique nouveau, a indiqué Nabil Benabdallah.

Le PPS ne peut qu’être satisfait de cette volonté et de ces orientations, lui qui ne cesse de souligner la nécessité de créer de nouvelles conditions fondées sur la confiance dans le pays et ses institutions, dans ses forces vies et dans la chose politique ainsi que dans les initiatives publiques et ce à travers des mesures et des dispositions concrètes qui donnent une nouvelle impulsion au processus de construction du Maroc des réformes et de la démocratie, a expliqué le SG du parti

Le modèle de développement que le PPS propose

Le PPS, qui ne se contente pas de faire des diagnostics, s’est engagé depuis le lancement des préparatifs de son dernier congrès national, il y a environ un an, dans l’élaboration de sa vision du modèle de développement escompté pour dépasser les dysfonctionnements de l’actuel modèle de développement dont l’essoufflement fait désormais l’unanimité de tous. L’action du parti a été marquée par l’organisation de son université annuelle, dont les actes contribueront à coup sûr au parachèvement de la contribution du PPS au nouveau modèle recherché, lequel doit tenir compte des aspects politiques, économiques, sociaux, culturels et civilisationnels et se fonder sur cinq piliers fondamentaux dont les intitulés sont :

  • Mettre l’homme au cœur de l’opération du développement
  • Une croissance économique rapide et soutenue
  • Amélioration de la gouvernance et création d’un climat approprié
  • La dimension des valeurs, culturelle et civilisationnelle
  • La démocratie pour le portage du modèle de développement.

Après l’enrichissement de ce qu’on a à présent à partir des contributions qui consacreront les activités des organisations du parti au cours des deux prochains mois, le Bureau politique va s’atteler à présenter un mémorandum à l’intérieur du délai fixé à la commission ad hoc chargée du sujet par Sa Majesté le Roi.

Le PPS surpris par la suppression du Secrétariat d’Etat à l’eau

Au moment où l’on s’attendait à une rentrée politique et sociale pour se prononcer, le parti a été surpris par la suppression de la nomenclature gouvernementale du Secrétariat d’Etat à l’eau qu’il gérait en la personne de la camarade Charafat Afailal, à qui le SG du parti a rendu un vibrant hommage pour son rendement distingué et pour les hautes qualités patriotiques, le dynamisme, la vitalité, la probité, la présence remarquable sur le terrain et la capacité de réalisation dont elle a fait preuve durant l’exercice de ses fonctions. 

Le Bureau politique avait fait état, à cette occasion, de ses positions et exprimé son incompréhension de la manière de gestion de ce dossier qui a failli aux principes qui encadrent la gestion des relations à l’intérieur de toute majorité gouvernementale et de surcroit quand il s’agit du respect de la relation privilégiée qui lie notre parti au Parti de la justice et du développement, a-t-il rappelé. Le Bureau politique a adressé également au chef du gouvernement une question lui demandant des explications de l’affaire dont les justifications avancées ne sont pas convaincantes pour le parti et pour d’autres milieux dans la société.

Dans ce cadre, qui a suscité un mécontentement justifié et compréhensible chez l’ensemble des militantes et militants du parti, mais essentiellement à cause de la situation de tension sociale qui n’a pas été accompagnée par une réaction appropriée de la part du gouvernement, l’on a procédé à l’approfondissement de l’examen de la situation dans sa globalité. L’on a ouvert ainsi la porte de la concertation avec des acteurs sociétaux de différents horizons comme on a tenu des rencontres et des entretiens avec le chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, initiatives qui visaient le démantèlement des éléments de la situation dans sa globalité dans le but d’en tirer les conclusions et de définir les tâches qui se posent à notre parti quant au positionnement qu’il doit occuper dans la scène politique nationale.

Etre ou ne pas être au gouvernement

L’on s’est posé en effet la question de savoir si la présence du parti au gouvernement va avoir un impact réel sur le processus des réformes, sachant que c’est justement cela qui détermine la position du parti à savoir sa capacité d’exploiter les opportunités de réformes pour défendre les intérêts des citoyens et des couches déshéritées.

L’on a souligné que l’on veut une majorité solidaire et fidèle qui travaille et se partage le coût politique des réformes, qui s’éloigne de l’échange de coups et de la polémique stériles. L’on a appelé aussi à faire face immédiatement aux dysfonctionnements et à se pencher sur les questions véritables soulevées par les Marocains. L’on a appelé également à prendre les initiatives de réforme qui s’imposent pour préserver la paix sociale et attiré l’attention sur la nécessité d’intensifier la présence politique sur le terrain pour dépasser le flou et le manque de perspectives qui prévalent tout en faisant passer en premier le sens de responsabilité et du sérieux au lieu des pratiques qui approfondissent la crise de confiance et du rejet de toute action politique ou activité partisane. L’on a insisté de même sur la nécessité de disposer d’une forte direction et d’assurer une présence politique continue.

Le PPS ne tient pas un double langage

Nombreux sont ceux qui ont été surpris par ce ton du PPS en particulier ceux qui ne le connaissent pas, le parti qui a toujours soutenu que la voie du changement et des réformes n’est pas linéaire. Il ne s’agit pas d’un double langage. Le PPS n’a pas non plus renié son identité, il ne s’est pas départi non plus de son gêne de la fidélité et de l’engagement en se transportant en un clin d’œil en opposition à l’intérieur du gouvernement.

En réalité, le PPS en tant que parti national de gauche, démocratique et moderniste est fidèle et engagé pour les causes du pays et du peuple. Il a pour devoir de tirer la sonnette d’alarme à chaque fois qu’il y a déviation et égarement du chemin. Son existence dans le champ politique n’est pas seulement liée à la lutte pour la réforme ou des positions précises, ou de surcroit à des chiffres ou des nombres ou encore la gestion des parcours de personnes.

Au cours des entretiens que le parti a eus, l’on a souligné la nécessité de relever les défis auxquels le pays fait face, tout en précisant que c’est le sort des réformes qui constitue le principal souci du parti, loin des réactions, somme toute légitimeset justifiées, mais qui compliqueraient davantage la situation.

L’appel du PPS a été entendu

Après les premières rounds d’entretiens, l’on s’est rendu compte que la voix du parti a eu de l’écho et a été entendue jusqu’à une certaine limite. Des développements qualitatifs se sont ensuite produits. Le Conseil national du PJD a exprimé son attachement à l’action conjointe avec le PPS pour poursuivre la bataille des réformes et faire face aux tentatives de renier les acquis. Ce qui a été considéré comme important dans les débats internes du parti.

Aujourd’hui nous renouvelons la haute appréciation par le PPS de ces positions annoncées et soulignons que le parti ne peut que réaffirmer, dans ces conditions, son engagement et son attachement aux réformes et à la démocratie, aux nobles causes communes et à la nécessité de traduire les intentions en actes sur tous les plans, a souligné le Secrétaire général du PPS.

 Tout en rappelant l’importance de cette réaction, le PPS est resté attaché à son appel d’insuffler un souffle nouveau dans le processus des réformes et d’accorder la priorité à la chose sociale comme souligné dans les derniers discours royaux.

L’on a considéré aussi au PPS que l’occasion de préparation du projet de loi de finances 2019 constitue l’occasion idoine de faire preuve de sagesse et de raison et de répondre au cri de la société et à l’appel du parti à satisfaire le plus rapidement possible les attentes du peuple marocain.

La forte teneur sociale et économique du PLF 2019

Et il parait que la question a pris une tournure positive, qui fait que l’on a aujourd’hui un projet de loi de finances à forte teneur sociale et économique sûre qui prévoit notamment :

  • une augmentation du nombre des postes d’emploi à plus de 40.000 dans le secteur public,
  • une augmentation du volume des investissements publics qui va atteindre 195 milliards de Dirhams
  • l’affectation de 97 milliards de Dirhams supplémentaires dans le cadre de l’engagement d’augmenter les dépenses destinées aux secteurs sociaux,
  • l’affectation de 68 milliards de Dirhams au secteur de l’enseignement représentant une augmentation de 5,4 milliards de Dirhams,
  • une augmentation du soutien d’encouragement de la scolarisation à 5 milliards de Dirhams,
  • l’affectation d’un budget de plus de 16,3 milliards de Dirhams au secteur de la santé, soit une augmentation de 1,6 milliard représentant 10%,
  • Création de 4000 postes d’emploi dans le secteur de la santé,
  • Augmentation du budget du RAMED à 1,6 milliard de Dirhams, soit une augmentation de 300 millions de Dirhams.
  • L’affectation de 600 millions de Dirhams au soutien de quelque 90.000 veuves, de plus de 155.000 orphelins et de 150 millions de Dirhams aux projets des personnes à besoins spécifiques.
  • L’Affectation de 3,4 milliards de Dirhams à la lutte contre les disparités spatiales comme crédits de paiement et de 4 milliards comme crédit d’engagement
  • L’augmentation des crédits des dépenses de la compensation à 17,67 milliards de Dirhams, soit une augmentation de 4,65 milliards de Dirhams pour soutenir le pouvoir d’achat,
  • Baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) dont les bénéfices dépassent 300.000 Dirhams et sont inférieurs à un million de Dirhams à 17,5 % au lieu de 20 %,
  • Création d’une contribution sociale de solidarité estimée à 2,5 % des bénéfices des sociétés dépassant les 40 millions de Dirhams,
  • Affectation d’une contribution publique de la troisième étape de l’Initiative nationale pour le développement humain d’une valeur de 1,8 milliard de Dirhams au titre de l’année 2019,
  • Assainissement du remboursement en une seule fois de la valeur ajoutée aux sociétés, dont le montant dépasse 40 milliards de Dirhams
  • La prise des mesures nécessaires pour réduire le délai de règlement par des dettes qu’il doit aux sociétés.

D’autres mesures sont également prévues, a-t-il dit, notant que les parlementaires du parti vont participer activement aux débats lors de l’examen et de l’adoption de ce projet, qui requiert un portage politique pour produire l’impact escompté.

Aujourd’hui, il semble que l’on est convaincu de la nécessité d’entamer une nouvelle voie visant à insuffler un souffle démocratique nouveau, une voie longue et pénible, mais une voie possible et qui est à même de mener notre pays et notre peuple vers des horizons plus sûrs.

Il est plus approprié au PPS de poursuivre la lutte de l’intérieur du gouvernement

C’est pourquoi, l’on estime qu’il est plus approprié à notre parti de poursuivre le combat de la position gouvernementale, tout en réaffirmant la volonté de redoubler d’efforts à partir de cette position institutionnelle qui offre de plus grandes opportunités d’impact.

Pour ce faire, il est impératif d’œuvrer pour la mise en œuvre du contenu de la Constitution de 2011, l’élargissement de l’espace démocratique, la mise en place d’un gouvernement fort, d’institutions crédibles, de partis politiques libres, d’une société civile indépendante et influente, d’une presse agissante et non orientée ainsi que pour la consécration des libertés individuelles et collectives et la promotion du principe de l’égalité dans ses différentes manifestations et à tous les niveaux. C’est à travers cette voie que l’on immunisera l’avenir du pays pour rétablir la confiance des citoyens dans les institutions et ouvrir de nouvelles perspectives, a-t-il dit, ajoutant que c’est dans ce sens que le parti va poursuivre la lutte.

Quant à la présence du parti dans le gouvernement, elle ne constitue pas une question sacrée, mais plutôt un sujet auquel on peut revenir à tout moment de la part du Comité central, qui détient le premier et dernier mot à ce propos. Et tant que le gouvernement réponde à la dynamique des réformes, il va jouir du soutien et de l’implication du parti. Et au cas où il dévie de cette orientation, le Comité central sera appelé pour prendre  la position requise.

Le gouvernement doit œuvrer pour préserver la paix sociale

Le gouvernement se doit en effet d’œuvrer pour préserver la paix sociale et faire en sorte que le dialogue social soit véridique et productif à travers la réactivité requise avec les revendications légitimes de la classe ouvrière. Il doit également assumer pleinement sa responsabilité politique et aller au delà de la logique comptable et du souci d’équilibre pour parvenir à un accord avec les centrales syndicales, ce qui donnera une signification plus crédible aux intentions des réformes annoncées.

Le SG du PPS a en outre rendu hommage aux ministres du parti qui gèrent d’importants secteurs, soulignant la nécessité pour le parti de les soutenir dans leurs actions.

Il a indiqué de même que les deux responsables sont appelés plus jamais à défendre le projet réformiste et les positions du PPS, tout en multipliant leurs communications et réactivités avec les structures du parti et ses élus.

Il a, à cette occasion, salué hautement les parlementaires du parti et ses élus locaux en général pour les efforts qu’ils déploient dans l’intérêt des citoyennes et citoyens et pour porter haut le drapeau du parti là où ils se trouvent.

 Il a en outre fait savoir que le PPS va persévérer coûte que coûte sur la voie de la clarté, de la critique et de l’objectivité, tout en sachant que cela l’expose à toutes les attaques, qui ont déjà porté un coup dur à ses capacités psychologiques, matérielles, financières, militantes, organisationnelles et électorales. Malgré cela, le parti restera fidèle et attaché à son identité et à ses approches. Il continuera de défendre le projet démocratique et moderniste pour lequel il lutte.  

Il aura toujours à l’esprit les défis de l’intégrité territoriale du pays, estimant que la première cause du pays requiert davantage de vigilance et d’action pour le renforcement du front intérieur, car il s’agit du moyen le plus sûr pour sa défense. Le parti se félicite dans ce cadre des nouvelles positions qui réaffirment la justesse de notre cause nationale et qu’il n’y a pas de solution en dehors de la proposition  d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Au plan régional, le Maroc assume un fardeau de plus en plus lourd en raison de l’exacerbation du phénomène de l’immigration illégale, a-t-il dit. Le Royaume est devenu pour les migrants subsahariens un pays de transit mais également d’accueil. Ce qui lui impose de nouvelles responsabilités politiques que les partenaires du Maroc en particulier de l’Union européenne doivent avoir à l’esprit pour rechercher des solutions véritables au phénomène sans transformer le Maroc en gendarme et garde-frontière des cotes européennes, selon Benabdallah.

Le SG du PPS en a profité pour saluer hautement l’ensemble des composantes des forces publiques chargées de la protection des frontières nationales et exprimer la solidarité du parti avec les membres des forces armées blessés la semaine dernière lors de leur intervention pour empêcher des migrants de traverser la clôture vers la ville occupée de Mellila.

Solidarité avec le peuple palestinien et soutien à la cause de la paix dans le monde

Il a par ailleurs abordé le drame palestinien oublié, notant que le peuple palestinien parait aujourd’hui abandonné à son propre sort pour affronter tout seul l’offensive d’Israël qui se permet de faire ce qu’il veut en Palestine occupée en connivence avec l’impérialisme américain et devant l’insouciance de la communauté internationale et le silence des pays arabes. Cette situation interpelle toutes les forces vives pour que la cause palestinienne prenne le devant de la scène de lutte, de solidarité et de soutien.

Au niveau international, la situation est marquée par la recrudescence des luttes sur fond de protectionnisme et la montée des idées de l’extrême droite et du populisme. Ce qui menace désormais la stabilité internationale en particulier de la part des Etats unis dont l’Administration actuelle s’active pour asservir les peuples et les organisations internationales ,  relancer la course aux armements et imposer une nouvelle réalité qui justifierait la fallacieuse thèse de la droite du choc des civilisations (The Clash of Civilizations). C’est pourquoi l’on souligne au PPS qu’il est inadmissible pour les Etats unis de menacer de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, un traité visant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS, de missiles à charges nucléaires et à charges conventionnelles, signé à Washington par le président américain Ronald Reagan et le secrétaire du Parti communiste Mikhaïl Gorbatchev le 8 décembre 1987. La signature de cet accord contesté aujourd’hui par l’Administration Trump a été une grande victoire pour la paix mondiale.

Appel à la mobilisation du parti

Le PPS, a-t-il par ailleurs rappelé, n’est pas un bureau d’études, un forum de réflexion ou un site de lancement des appels, c’est un parti politique qui renforce ses positions non seulement par la justesse et la pertinence de ses thèses, mais également et surtout par le degré de sa présence sur le terrain et son action au sein des conseils élus, des batailles sociales, dans le milieu des jeunes et des femmes, dans les espaces professionnels, dans les écoles, les universités et les lieux de travail.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis le dernier congrès national du parti et il ne sert à rien de se tourner en arrière aujourd’hui, a-t-il rappelé, soulignant l’impératif pour le parti de redoubler d’efforts et de travailler sans compter pour lui permettre d’occuper une place plus avancée et en hommage aux premières générations et à tous ceux ont quitté dont le dernier en date est feu Mohamed Benseddik qui a consacré sa vie à la lutte au sein de son parti.

Toutes les structures du parti sont appelées plus que jamais à assumer leurs responsabilités sous la supervision du Bureau politique qui est décidé à exercer toutes ses attributions de suivi, de questionnement et de contrôle, a-t-il fait savoir.

Il a en outre rappelé qu’il sera procédé à la convocation de la tenue des conseils provinciaux, conformément au règlement intérieur après toute session du Comité central et ce dans la perspective de l’organisation des congrès régionaux dans les trois prochains mois en passant par la réorganisation de certains congrès régionaux devenue nécessaire.

Quant aux autres structures partisanes, aux autres secteurs et organisations parallèles, ils sont tenus d’agir et mettre en place un programme qu’ils doivent exécuter.

Deux stations en vue doivent constituer des occasions pour améliorer la présence du parti dans les milieux des jeunes et des femmes. Il s’agit du Congrès national de la Jeunesse socialiste et du Congrès national du Frum Parité-Egalité auxquels le parti apporte tout son soutien.

Au niveau des finances du parti, il a fait savoir que le PPS fait face à d’énormes difficultés qui n’échappent pas aux militants, le déficit du parti se creuse de plus en plus, en dépit de tous les efforts déployés. Il a appelé les militants à s’acquitter de leurs cotisations pour aider leur parti à jouer pleinement son rôle.

M’Barek Tafsi

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One Comment;

  1. Maria Cadelano a dit:

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