Demain sera-t-il autre?

L’état d’urgence sanitaire semble se prolonger sur éventuellement une partie de l’été; encore heureux s’il n’arrive pas à réaliser le raccord avec l’automne!

La population a été sensible à la préparation psychologique antérieure à l’annonce bousculée de la continuation des mesures préventives. Elle a bien compris cette détermination ferme issue d’une vision affirmée, claire et nette, pleine de considération et d’estime et qui lui permet d’envisager l’avenir avec sérénité. Mais pour cela comme pour bien d’autres choses, on ne peut pas les demander à celui qui ne les possède pas.

Demain sera autre? C’est le refrain repris presque par tous au cours de l’épidémie avec une connotation enthousiaste. A mi-parcours du confinement, pourrait-on affirmer encore cela ou faudrait-il tempérer son enthousiasme au changement?

Les dysfonctionnements révélés par l’épidémie dans la gouvernance générale de la société ont confirmé l’urgence de la nécessité préconisée à changer de «modèle de développement». Reste encore à valider le nouveau «modèle», à le mettre en œuvre et à attendre se retombées bénéfiques.

L’approfondissement des inégalités par le confinement et la mise en évidence des conditions précaires de larges pans de la population rendaient nécessaires la prise en charge des démunis; celles et ceux qui ne pouvaient plus assurer leurs besoins vitaux. Partiellement accomplie, cette action a été entachée par les difficultés issues des disparités spatiales et des comportements basés sur l’irresponsabilité et la rapacité.

L’administration, œil vigilant et présence attentive, s’est trouvée en défaut de connaissance révélé par l’usage du numérique. Cinq années encore de «débrouille», dans l’attente du fameux registre qui permettrait l’aide sociale ciblée et la création d’une agence dédiée.

La réduction de l’activité en général et les conséquences fâcheuses de l’aléa climatique sur l’économie nationale, dans un contexte mondial soumis à  la relâche de la production et des échanges, où rien ne va et où les cartes sont en train de se battre pour une éventuelle donne internationale, rend herculéen la réflexion, la proposition et l’action pour que nous changeons les choses nous-mêmes, sans perte du temps et sans renoncer au rêve que demain sera autre.

Un lendemain où la justice sociale, le bienêtre et la protection de l’environnement permettront à la personne humaine de s’émanciper et de jouir de ses libertés, dans le respect de ses droits inaliénables et la préservation des fondements assurant la stabilité de la société.

Faut-il se hasarder ou rester dans l’expectative que le chemin soit balisé pour s’y engager?

Cela dépend du niveau de conscience qui entretient l’engagement indéfectible à servir la nation et à la confiance que l’on s’accorde dans la contribution apportée à l’édification de l’Etat national démocratique et moderne.

C’est dans ce sens que s’inscrit l’apport du Parti du Progrès et du Socialisme, aujourd’hui comme hier et certainement demain, pour mobiliser toutes les aptitudes nationales à faire front pour dépasser les conséquences négatives inédites connues à la suite de la  covid19 et  «en adoptant un plan ambitieux visant à relancer l’économie sur de nouvelles bases et à combattre les différentes formes de précarité mises à nu par la pandémie et en revoyant les priorités en vue de réaliser une relance concrète du développement et un approfondissement effectif du processus démocratique».

Le contexte de la chronique ne permet pas de développer les 174 propositions du PPS pour «accompagner la sortie du confinement, relancer l’économie, éradiquer la précarité et la pauvreté, concrétiser la justice sociale et promouvoir la culture, approfondir la vie démocratique et l’édification institutionnelle».

Le plus incontestable, c’est qu’en appliquant ces mesures, dans leur totalité ou en grande partie, conformément à l’esprit et à la lettre, notre demain sera autre, en mieux.

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