Hamidou Zemmouri n’est plus

Le camarade Hamidou Zemmouri, l’un des vétérans du Parti du progrès et du socialisme à Tétouan et Martil qui avait marqué les années 1970 et 1980, s’est éteint vendredi dernier.

Il était un ardent militant politique et syndicaliste du Parti au sein de l’Union marocaine du travail (UMT) où il avait occupé le poste de Secrétaire du secteur de la boulangerie.

Le défunt avait côtoyé la première génération des fondateurs et vétérans du Parti (Ali Yata, Abdallah Layachi, Aziz Belal, Simon Lévy et d’autres).

Il avait commencé la lutte politique et syndicale à Tétouan, dans le secteur de la boulangerie, avant de déménager dans la ville de Martil, où il a fondé la première cellule du parti dans la ville.

Le camarade Hamidou était connu pour sa droiture, son intégrité et son dévouement aux principes de la lutte progressiste et à la défense de la classe ouvrière.

Le décès du camarade Hamidou Zemmouri a laissé un profond chagrin chez tous ceux qui l’ont connu ou qui se sont habitués à ses débats au sein du parti et du syndicat, ainsi que dans les milieux progressistes politiques et syndicaux du nord du pays.

Dès la propagation de la cruelle nouvelle, plusieurs camarades et militants ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt. Ainsi Haj Abdelkader Mribeh, vétéran du Parti au Nord, s’est déplacé au domicile du défunt à Martil, où il a présenté ses condoléances après la perte d’un grand compagnon du chemin de la lutte. Il a rappelé aux enfants du défunt les grandes actions menées par leur père décédé, ses vertus morales et militantes.

Signalons que le regretté Hamidou Zemmouri a connu la répression et les arrestations et subi les affres des années de plomb, comme un certain nombre de citoyens et de militants de gauche, lors des événements de janvier 1984 à Tétouan.

Lors de son parcours militant, le défunt avait réussi à fonder une école politique et juridique, à son domicile et dans son environnement familial, où il a fait germer la graine du militantisme au sein des siens, de ses filles et de ses fils, désormais vaillants successeurs  et héritiers de son legs militant, aussi bien politique que juridique et en matière d’égalité des genres.

En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances attristées à sa veuve, à ses enfants Saïd, Noureddine, Ismaïl, Zahra, Saïda et Meryem, ainsi qu’à l’ensemble des proches, amis et connaissances du défunt.

Qu’il repose en paix.

«Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons»

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