Le festival Arabofolies de l’IMA célèbre l’art de la Aïta

L’Institut du Monde Arabe (IMA), célèbre, dans le cadre de son festival musical, des arts et des idées Arabofolies (17 octobre/3 novembre 2020), l’art et la manière de la Aïta, avec un hommage à Bouchaïb El Bidaoui.

Une rencontre dédiée à ce grand maître de la Aïta Marsaouia, sera organisée le 22 octobre prochain dans le cadre des Jeudi de l’IMA, apprend-on auprès de l’Institut basé à Paris.

La rencontre sera animée par Hassan Najmi, poète, écrivain et chercheur, auteur de plus d’une vingtaine de textes (essais, romans et poésie), dont le chant de la Aïta, la poésie orale et la musique traditionnelle au Maroc, et Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), avec la participation de Khalid Bouaazzaoui, artiste musicien et pilier de la troupe Ouled Bouaazzaoui, considéré comme le digne héritier de Bouchaïb El Bidaoui. La rencontre sera suivie de la projection du film documentaire Le Blues des cheikhates de Ali Essafi.

D’aucuns comparent la Aïta à la geste hilalienne, un art combinant chant et poésie; sa naissance remonterait à la dynastie almohade (XIIIe siècle). Les transformations sociales et urbaines qui ont affecté la société marocaine y sont pour beaucoup dans l’essor et la diffusion de la Aïta; avec l’apparition des caïds dans des régions rurales et agricoles telles Abda, Chaouia et Doukkala, la Aïta consigna, par la voix des femmes cheikhates, les faits et gestes d’une société partagée entre tradition et modernité. On en dénombre neuf grands styles: Hasbaoui, Marssaoui Zaeri, Chyadmi, Haouzi, Mellali, Jabli, Khouribgui.

«Ce patrimoine, un temps méprisé et frappé d’interdit, se trouve aujourd’hui réhabilité par un travail de sauvegarde, d’interprétation et d’archivage que l’on doit à certains chercheurs, musiciens et musicologues avec à leur tête Hassan Najmi, Ouled Bouaazzaoui, Ouled Ben Aguida et bien d’autres», souligne l’IMA dans une note de présentation.

La rencontre du 22 octobre prochain dans le cadre des Arabofolies «se veut un hommage à un grand maître de la Aïta Marsaouia, Bouchaïb El Bidaoui (1929-1964), qui renouvela et popularisa cet art et bouscula son époque en se mettant dans la peau d’une femme chikha».

Les Arabofolies de l’IMA est un festival musical, des arts et des idées qui se décline trois fois par an : au printemps, au début de l’été et à l’automne. Au programme de l’édition automnale de cet évènement culturel une rencontre avec Rachid Benzine, programmée pour le 31 octobre, autour de son dernier roman Dans les yeux du ciel paru en août 2020 aux éditions du Seuil.

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