Le Lesotho ne reconnaît plus la pseudo-rasd

Les Royaumes du Maroc et du Lesotho ont décidé, mardi à Rabat, d’ouvrir “prochainement” des ambassades respectives en vue de renforcer leur coopération bilatérale et accompagner la nouvelle page qui s’ouvre dans les relations des deux pays africains.

Les deux royaumes ont convenu d’explorer davantage “la possibilité d’ouvrir des ambassades dans nos pays respectifs”, a déclaré, M. Lesego Makgothi, ministre des Affaires étrangères et des Relations internationales du Lesotho, Envoyé spécial du Premier ministre du Lesotho. M. Makgothi, qui s’exprimait dans un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita à l’issue d’une rencontre bilatérale, a souligné que l’examen de cette possibilité “sera effectué dans un avenir très proche”. Le responsable du Lesotho a dit qu’ il est préférable de hisser les relation bilatérales au niveau des liens diplomatiques très officiels”.

Cette annonce fait suite à la décision du Lesotho de suspendre toutes les décisions et déclarations antérieures de ce pays sud-africain relatives au Sahara marocain et à la pseudo-rasd. Il s’agit d’une décision qui lève toute ambiguité sur la position du Lesotho au sujet du Sahara marocain, et “ouvre une nouvelle page prometteuse en termes de coopération dans tous les domaines entre nos deux pays”, a dit M. Bourita, se disant confiant que “l’instauration des ambassades sera un élément clef” à cet égard. Et le ministre d’annoncer que “d’autres bonnes nouvelles viendront par rapport à cette question”.

Et le ministre Bourita d’ajouter avoir longuement discuté avec M. Makgothi sur les moyens de développer cette relation dans le cadre de la politique africaine de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le cadre de la coopération sud-sud entre le Maroc et les pays africains, y compris de la région de la SADC.

C’est une nouvelle page qui vient “confirmer la dynamique positive que connaissent les relations du Maroc avec toute la région de la SADC”, a dit M. Bourita, faisant remarquer qu’aujourd’hui, “plus de la moitié de la SADC a évolué vers une position constructive par rapport à la question du Sahara marocain”.

En effet, au cours des trois dernières années, au moins deux pays ont fait évolué clairement leurs positions : le Malawi en 2017 et le Lesotho en 2019, “qui s’ajoutent aux autres pays qui ont des positions constructives sur la question du Sahara marocain”, a rappelé le ministre.

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