Le Manifeste

L’usage du droit à l’expression a toujours accompagné l’action politique du Parti du Progrès et du Socialisme et des organisations politiques dont il est l’héritier. Par le simple tract à l’édition d’un quotidien, les positions du Parti devraient se faire connaître à travers le territoire national.

La liberté de la presse a été toujours réclamée et défendue. Malgré les difficultés politiques et matérielles inhérentes au contexte de chaque époque, usant de la ronéo à l’imprimerie, la presse du Parti a été toujours présente.

Al Bayane s’inscrit dans la continuité de ces « vêtements » de notre organisation politique qui avaient pour titre Al Watan, Egalité, Espoir, Hayat Ech Chaâb, Al Jamahir, La Nation, El Moukafih, El Kifah El Watani. Notre joie est de fêter son quarante-cinquième anniversaire.

Sans démagogie et loin de la surenchère, Al Bayane respecte l’information et la traite pour qu’elle soit utile. Il promeut le débat public par son ouverture et le respect de l’autre. Confronter son opinion à la réalité et à celle des autres, sans en déformer la substance, est un exercice qui contribue à la consolidation du processus démocratique et à l’ouverture de notre société par le développement de sa conscientisation et de son esprit critique à l’égard de l’écrit, de la rumeur et sur tout ce qui peut exercer une influence médiatique. Contribuer à l’épanouissement de la culture nationale, au vivre ensemble et à ouvrir toujours un horizon pour l’émancipation de notre peuple et son accès au bienêtre dans un environnement de paix et de sérénité.

En relation avec les avancées démocratiques de notre pays, la multiplicité des organes de presse et leur relation de plus en plus forte avec des intérêts privés rend la contrainte encore plus forte. Sans se laisser aller au glissement vers la disparition, Al Bayane se maintient dans un contexte où la rentabilité capitalistique s’accentue autant que l’écart à l’idéal d’une presse partisane conforme aux aspirations des masses populaires et au service des intérêts supérieurs de la Nation.

Il affronte aussi, autant que ses confrères de la presse écrite, l’évolution médiatique provoquée par l’accès direct et en temps réel à l’information grâce aux réseaux sociaux, l’existence de blogueurs et de sites électroniques. Si cela accentue la concurrence et peut mettre en cause l’utilité d’un journal, Al Bayane s’évertue, autant que cela lui est possible à évoluer pour répondre au mieux aux attentes de son lectorat.

D’un format à un autre, de l’introduction de la couleur à celle de divertissements, des modalités de sa gestion, le journal du Parti du Progrès et du Socialisme s’est distingué de son alter égo qui n’a jamais été sa traduction en langue arabe. Bayan Al Yaoum est le jumeau sans en être le clone. C’est aussi sa fête que nous partageons. Cette évolution ne touche en rien le respect de l’éthique et de la déontologie des métiers du journalisme dans la liberté et la responsabilité et telle que les initiateurs de cette «presse démocratique» l’ont conçue. Hommage à Si Ali Yata, directeur fondateur; qu’il repose en paix. «Mais, dit l’autre»; dans «le quotidien, cet enfer», que de nobles camarades ont déployé «efforts et sacrifices pour qu’Al Bayane poursuive sa mission d’organe démocratique, de défenseur de la patrie et du peuple, de vecteur des idées du progrès et du socialisme ». Notre hommage, notre respect et notre amour, aux vivants comme à ceux qui nous ont quittés et dont le souvenir nous anime.

Ecole pratique de journalisme, Al Bayane a permis à de nombreuses plumes d’évoluer et de se faire un nom. C’est aussi grâce à l’enthousiasme et l’engagement des membres de sa rédaction, au sérieux et la compétence de son administration, aux sacrifices et à l’abnégation des ouvriers de son imprimerie qu’Al Bayane se fait chaque jour, voilà 45 années. Notre liesse est aussi grande que notre espoir de voir «le successeur et le digne héritier d’une longue tradition de presse» se perpétuer en mieux aujourd’hui plus qu’hier et moins bien que demain.

Related posts

One Comment;

  1. Mokhtar Homman a dit:

    Toutes ces évolutions techniques pour s’adapter au temps présent ne peuvent justifier le virage éditorial qui a fait passer Al Bayane de porte parole de la classe ouvrière à celui du patronat. Il n’y a qu’à lire les articles et les rubriques pour constater amèrement que les travailleurs n’y sont plus, que la patronat campe à ses aises. En Une de ce journal digital l’annonce de l’arrivée au Maroc de voitures de luxe, peut être la préoccupation première des dirigeants actuels du PPS. Ce qui n’étonne pas, compte tenu de la soumission du PPS au libéralisme et à l’obscurantisme depuis fin 2011.

Top