Le modèle d’Inezgane Ait Melloul!

Durant la période pandémique, des régions du royaume se sont montrées plus efficientes que d’autres dans la lutte contre le virus. Pas moins de 45 provinces sur le territoire national, ont carrément annihilé le mal qui avait proliféré dans les parages.

Le cas de la préfecture d’Inezgane Ait Melloul, relevant de la région Souss Massa, est marquant sur toute la ligne. Etendue d’une superficie de 293 km² et avec une densité de 1847 habitants/km², cette subdivision à dominante urbaine est surtout réputée pour son potentiel plutôt commercial qui alimente en multiples denrées, les faubourgs les plus reculés du pays.

Cette sixième composante régionale, à une dizaine de kilomètres au sud d’Agadir, composée de six communes dont deux rurales, s’érige actuellement en une véritable entité émergente, en pleine expansion multidimensionnelle, de par son standing avéré et sa prodigalité transcendante. En dépit de son territoire relativement étriqué et sa compacité humaine foisonnante, cette collectivité brille par son dynamisme et sa vitalité fulgurante, à plus d’un titre.

Depuis déjà quelques années, avec l’avènement du gouverneur, Ismail Aboulhokouk, ancien habitué de la maison, plus précisément en août 2018, il faut bien reconnaître que ce bon bout de terre s’est sensiblement transmué, en termes de réaménagements planifiés et de restructurations réfléchis.

En effet, de par son effervescence commerciale et sa congestion circulatoire, la préfecture vivait une cacophonie et une anarchie désolantes, sous les anciens décideurs aussi bien administratifs que représentatifs. Les espaces bondaient de marchands ambulants, obstruant les chaussées et les passages. Les souks, mitigés et inachevés, semaient la grogne et disséminaient la discorde, parmi les cohortes du commerce et de la consommation.

La spéculation foncière et la surenchère immobilière dont les ultimes acteurs communaux payaient les frais du nouveau concept d’Autorité, à l’image du maire d’Ait Melloul, démis de ses fonctions, battaient leur plein, depuis des lustres…Aujourd’hui, il semble bien que la préfecture s’assainisse de toutes ces pratiques éhontées qui ralentissaient sa gestation sensée et décente. L’air se purifie, le flux se fluidifie et la vision se clarifie!

«Le style est l’homme!», disait Leclerc de Buffon, au 18ème Siècle devant l’académie française. Cette fameuse citation qui se trouve à présent, sur toutes les lèvres pour encenser la méthode de gouvernance de tout un chacun, conviendrait parfaitement au cas éminent d’Inezgane Ait Meloul.

Surtout lorsque le style est conforté de vertus de probité et de loyauté dont on fait usage au quotidien, afin de vaquer aux occupations et préoccupations d’une préfecture explosive et complexe. L’aventure laborieuse de l’épidémie du Covid-19, est une illustration plausible de cette gestion civique, méthodique et généreuse.

Vous vous rendez compte! Quand on renferme deux zones industrielles qui constituent le cœur battant de la région, une à Ait Melloul, l’autre occupe la majeure partie de Tassila, trois immenses marchés de gros, respectivement de légumes et fruits, de tomates et de poissons, dont les cargaisons s’étendent sur la quasi-totalité du pays, des quartiers congestionnés et surpeuplés…, le coronavirus ne peut être que «exultante» de pouvoir «se régaler» à satiété .

Toutes ces «opportunités» auraient pu occasionner des foyers de contagion et des gites de contamination intenables ! Et bien non, la préfecture est parvenue à «avorter la jubilation virale», à travers des mesures sanitaires drastiques, mais également avec une touche raffinée qui alterne habilement le tact flexible et la fermeté rigoureuse.

A l’heure qu’il est, la préfecture chasse le virus et se tient constamment aux aguets contre le retour inopiné d’une  éventuelle vague virale. En plus de ces préventions comblées de succès, on s’est attelé à une large campagne de soutien contre la précarité, en direction des personnes sans-abris ou en situation de mendicité. Ce sont plus de 450 victimes de la rue qui ont bénéficié de refuges et de prise charge adéquats, avec l’appui consistant de braves mécènes, de multiples institutions et d’actifs acteurs de la société civile.

Un modèle de synergie saisissant qui s’élève à 10% du volume national et dont l’impact a positivement influé sur les performances acquises en ces temps endémiques. On ne peut alors que saluer vivement cette prééminence préfectorale qui donne l’exemplarité d’une communion agissante face à la crise et au déficit!

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