«M’ZORA CARAVANE»: plus de 30 artistes internationaux à l’honneur

Consolidées comme un projet global dans le domaine de l’art contemporain, les rencontres «M’ZORA CARAVANE», organisées par le collectif LA ESPIRAL, Arte y Cultura Contemporánea, et qui depuis 2009 ont placé la ville de Larache (Maroc) comme l’épicentre international artistique, matérialise sa douzième édition à travers un programme virtuel d’activités qui attire, les 21 et 22 septembre, la présence de plus d’une trentaine d’artistes de pays comme l’Espagne, la France, la Belgique, la Hollande, l’Angleterre, le Venezuela, Maroc et Cameroun.

Selon les organisateurs, cette édition spéciale qui, à la suite du COVID-19, transfère à la sphère télématique la diversité créative qui a distingué ses pratiques collaboratives dans le Cromlech de M’zora (Commune d’Ayacha) – connu sous le nom d’Equinoxe de la création à M’zora ‘jusqu’en 2016 – et sur le site archéologique de Lixus (à ce jour), dans la région de Tanger-Tétouan- Al Hoceima, au Nord-ouest du Maroc.

De cette manière, «M’ZORA CARAVANE» continue de suivre la ligne de compréhension transfrontalière, connue sous le nom de ‘’Ligne SuD-NoRd », établie comme un ‘lien vivant d’union entre les cultures, en croissance soutenue depuis onze ans, dont le fruit est la création d’une multitude d’œuvres d’art contemporain, issues de diverses disciplines artistiques, affirme l’artiste Emilio Gallego, commissaire et coordinateur général des rencontres.

Un lieu de confluences «connecté sous les mêmes idées au niveau international et qui peut être compris dans leur hétérogénéité comme une œuvre unique qui reflète un esprit contemporain de création collaborative, sensible aux besoins et aux urgences de notre planète aujourd’hui, qui sert de pont entre cultures, grandissant au fil du temps et s’étendant à divers territoires d’Afrique et d’Europe», ajoute la même source.

Un pont d’action qui, outre le Maroc, a établi son développement dans des pays comme la France (résidence artistique Caza d’Oro au Mas d’Azil et galerie Vanessa Quanq à Paris), en Espagne (Salles municipales et Florencio de la Fontaine à Requena, salles d’exposition à Utiel, Venta del Moro et Chera) ou en Belgique (L Museum à Louvain la Nueva et deux fois à la galerie Triangle Bleu à Stavelot), entre autres lieux où des participants de groupes très divers continuent de se rassembler origines et cultures.

Toutefois, la douzième édition de ‘M’ZORA CARAVANE’ présente des artistes de renommée internationale tels que les Espagnols Alberto et Carlos García-Alix, le Belge Charley Case, les Marocains Aziz El Amrani, Hassan Echair et Salima Abdel Wahab, le Dutch Robin Kolleman, le français Ad-Ec ou la vénézuélienne Amanda Nobregra et Perla Ortega, entre autres, avec qui continuer à mettre en œuvre un appel à l’attention sur les carences et les besoins des sociétés actuelles, sur des aspects tels que la libre circulation des personnes ou la coexistence pacifique entre les peuples, attaché à l’égalité des sexes, au respect de l’environnement et à la justice sociale.

Outre les artistes susmentionnés et grâce au parrainage de l’Ambassade d’Espagne à Rabat-AECID, cette année la participation aux rencontres est élargie, avec l’incorporation de nouveaux artistes tels que Lucía Loren, José Luis Serzo, Fanny Galera, Sandra López (Habemus Danse), Mouhcine Rahoui ou Naoual Bâzzi, ces deux derniers en collaboration avec l’Institut national des beaux-arts de Tétouan. Les objectifs qui composent l’idiosyncrasie des rencontres, dont les implantations habituelles dans le site archéologique de Lixus et le Cromlech de M’zora (Larache) contribuent à soutenir et diffuser, de même, «une tradition de tolérance et de coexistence historique des trois cultures en le nord du Maroc, contribuant à donner une continuité aux liens d’amitié et de fraternité qui continuent de nous unir», rappelle Gallego, pour qui «M’ZORA CARAVANE», «souligne l’existence d’une culture commune aux différents pays côtiers du Méditerranée, fruit d’une longue relation forgée dans le temps». Un lien solidifié «qui nous fait partager des usages et coutumes importants, qui se reflètent dans certains aspects du patrimoine ou dans le régime méditerranéen par exemple», conclut la commissaire.

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