La question migratoire refait surface!

C’est hier 10 août 2018, journée nationale de l’émigration, que toutes les constituantes de la société marocaine marquent un point d’arrêt pour évaluer l’état d’avancement de la question migratoire. A l’instar de maintes régions du pays où le phénomène revêt une importance particulière, en tant que zone exportatrice de la main d’œuvre, mais également de cerveaux, ces derniers temps, le Souss abrite une rencontre « officielle » aussi bien festive et commémorative que de plaidoirie et d’interpellation.

L’occasion idoine de revenir donc davantage à la problématique de l’émigration, pendant qu’on y est ! Une question qui ne cesse de retenir en haleine aussi bien les pays émetteurs que récepteurs, du moins en ce qui concerne cette partie de tradition dans le domaine, depuis le fameux Mora, chargé, à l’époque, d’expédier les biceps dans les mines de Roubaix-Tourcoing en Hexagone. D’une part, la crise qui prévaut en Europe et, d’autre part, le flux clandestin, souvent périlleux, compliquent, en fait, cette aventure. On a donc tendance à se pencher sérieusement pour découdre ces complications de part et d’autre.

Où en est-on de la nouvelle stratégie du secteur de l’émigration ? La problématique du dossier migratoire est très complexe. Plusieurs parties interviennent dans le secteur, à plus d’un registre. A ce propos, l’approche inclusive, efficiente et performante, dans cette ébauche épineuse, s’avère impérative pour une meilleure vision de coordination de tous les acteurs au service des Marocains résidant à l’étranger. La délicatesse de cette affaire tracassante n’est pas du tout source de repos et de quiétude !

Dans ce sens, il est question d’encourager la spécialisation dans ce domaine, déterminer les fonctions et les missions de chaque affluent et agir dans la synergie entière, en vue de valoriser et mettre à contribution toutes les potentialités et les ressources intrinsèques. Par ailleurs, il importe également de favoriser la participation des RME à la gestion des affaires publiques. Il est de plus en plus inconcevable de mettre à l’écart des contingents de compatriotes de l’exercice représentatif, alors qu’ils évoluent dans un climat de démocratie les incitant à s’y identifier dans leur pays d’origine.

Dans le même ordre d’idées, toutes les compétences nationales sont amenées à tirer parti de cette dynamique ambiante afin de propulser davantage en avant les atouts de l’évolution. Concernant le pari à relever dans cette perspective ascendante au niveau des migrations, il convient de réconcilier cette équation relative à l’intégration saine dans les pays d’accueil et le raffermissement du sentiment d’appartenance au pays initial. Tout en étant conscient de l’acuité de cette opération, il est à rappeler les mécanismes-clés de cette démarche, axée sur les aspects à caractère culturel, éducatif, cultuel, émotif, social, économique et consulaire, dans le but de mettre en fonction toutes les conditions propices de sa concrétisation.

A cet égard, il sera convenu de se montrer favorable à la mise en œuvre des actions d’anticipation et d’accompagnement pour atténuer les effets de la crise économique qui frappe actuellement nombre de pays d’Europe ou encore les événements politiques marquant d’autres Etats, tout en motivant la volonté d’investir chez les émigrants marocains.

Parallèlement, il va sans dire qu’il serait pareillement loisible de mettre en exergue l’importance prépondérante que représentent les consulats aux plans de l’animation culturelle et de l’assistance sociale pour consolider les liens identitaires avec le pays d’origine, à travers le renforcement des centres culturels au niveau des structures consulaires. Le plan d’action adopté par le département de tutelle pour les années à venir semble déterminé à prôner la nécessité de mise sur pied d’une démarche participative concertée et féconde de toutes les parties qui font, du reste, un travail louable.

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