Un mouvement de forte protestation

Grogne des médecins internes d’Agadir

Saoudi El Amalki

Comme annoncé précédemment, plus d’une soixantaine de médecins internes du CHU d’Agadir, en parfait respect des dispositions préventives contre le virus pandémique, s’est vivement manifestée sur l’esplanade de l’entrée du Centre Régional Hospitalier Hassan II d’Agadir.

A l’appel de leur association, conduite par Dr Lag Hamza, un jeune praticien épris de verve et de fougue, les plaignants ont «vomi» leur malheur, les slogans époumonés et les pancartes brandies sur la voie publique. Ils dénoncent la politique d’atermoiement et de faux-fuyant dont ils font l’objet, depuis plus d’un an et demi, sans aucune suite à leurs doléances légitimes.

De même, ils n’ont pas cessé de fustiger  l’insouciance inadmissible à l’égard de leur cahier revendicatif, fondé sur le droit de logement et de restauration dont ils sont constamment privés et d’autres obligations  de profession, notamment les indemnités et la couverture sanitaire. D’autant plus que leur mission professionnelle exige leur  maintien, en permanence au chevet de leurs patients et à la rescousse des plus souffrants.

Dans le même sillage, ils n’ont pas eu de cesse de stigmatiser les actes de dérobade dont font preuve le département de tutelle à l’adresse de leurs sollicitations, pourtant régies par la loi et la constitution du pays. Il faut dire que ce mouvement protestataire s’est déroulé dans nul incident ni dérapage, révélant le haut degré de maturité et d’intellection dont les médecins internes ont fait montre durant ce sit-in récriminateur. Il est à signaler également que les manifestants ont saisi plusieurs instances dans le but de faire écouter et résoudre leurs réclamations, en vain.

Des suggestions leur auraient été faites, tel le centre d’accueil relevant de la direction de la jeunesse et sport, mais, selon des sources de l’association, il semble que rien n’aurait été mis au concret. Quoique cette proposition puisse paraître adéquate. Cependant, d’après la même source, elle ne pourrait subvenir à leur besoin  en nourriture et en proximité de leur lieu d’exercice. Il serait alors judicieux de se pencher en urgence sur cette problématique qui connaît aujourd’hui une cadence extensive car les médecins internes comptent poursuivre leur processus contestataire jusqu’à l’exauce de leurs demandes pressantes.

La conjoncture sanitaire que traverse notre pays, nécessite en fait, de prêter l’attention à cet état qui risque d’empirer davantage, d’autant plus que les médecins internes ne font que soulager la pression exercer sur les soins à l’hôpital très sollicité, en ces moments de crise épidémiologique.

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