Raja : de la Coupe des pauvres au trophée des riches

Qui dit mieux…

Le Raja l’a dit et il l’a bien fait. Le club des Verts a continué sur sa lancée victorieuse en remportant la Coupe arabe Mohammed VI, après avoir fait de même en Coupe d’Afrique de la CAF. C’était d’ailleurs l’objectif fixé par le Comité dirigeant du club qui a valorisé la sagesse et qui a vu juste d’opter pour ces deux rendez-vous arabo-africain tout en visant la 2e place de vice-champion de la Botola après les éliminations précoces en Ligue des Champions au début de la saison et puis en Coupe du Trône.

Le Raja n’est finalement pas sorti les mains vides avec ces deux sacres en attendant le 3e de la saison avec la finale de la Super-coupe d’Afrique prévue prochainement contre Al Ahly d’Egypte vainqueur de la Champion’s League. Le Raja vainqueur de la Coupe de la CAF, Coupe d’une somme de 1,25 millions de dollars et qualifiée des pauvres par ses concurrents locaux, pour ne pas dire ses frères-ennemis, a fini par joindre l’utile à l’agréable en remportant l’autre coupe arabe, trophée des seigneurs et des riches puisque la somme globale réservée à son détenteur est de 6, 5 millions de dollars.

Ainsi et après le sacre continental réalisé le mois écoulé à la capitale du Bénin, Cotonou, au détriment des Algériens de la JS Kabylie, le Raja a récidivé en Coupe arabe en prenant le meilleur sur les Saoudiens d’Al Ittihad Jeddah, samedi dernier à Rabat.

Les 2 victoires ont été tellement difficiles mais combien méritées. Si la coupe africaine a été pliée dans le temps réglementaire du match (2-1), le trophée arabe n’a été arraché qu’au terme d’une séance des tirs au but impitoyable (4-3) après le score sensationnel de 8 buts inscrits en 90 minutes de jeu (4 dans chaque camp). Et dire que le Raja a fait l’essentiel avec ses jeunes joueurs face à un adversaire saoudien donné favori grâce à son armada expérimentée avec l’international marocain Karim El Ahmadi et notamment plusieurs Brésiliens dont l’entraineur de l’équipe.

Aussi, le score de (4-4) nous a rappelé l’histoire de la « remontada » réussie par les Verts dans le derby  casablancais contre les Rouges wydadis lors du 2e tour des éliminatoires disputés en 2 matches (1-1 en aller et 4-4 au retour). C’était en novembre 2019 de cette Coupe arabe qui allait se prolonger jusqu’à aujourd’hui avec une durée de 2 années pour cause de la pandémie de Covid-19.

A l’occasion de ce derby arabe qui a tenu toutes ses promesses, on l’avait dit à propos du vainqueur qui pourrait aller jusqu’au bout. Le Raja était ainsi à la hauteur et a confirmé son mérite en enrichissant son palmarès par ce trophée arabe, le deuxième dans son histoire après celui réalisé en 2006 au détriment d’un autre club égyptien d’ENPPI avec une double victoire (2-1 en match aller, 0-1 au retour).

A l’époque, la finale se déroulait en 2 matches. Aujourd’hui, la finale se joue en une seule manche. Le Raja reste certes heureux d’évoluer à domicile puisque la finale de cette coupe portant le nom du Roi Mohammed VI, a été déjà fixée à Rabat. Le Raja doit également s’estimer heureux d’avoir profité des tirs de la chance même s’il aurait pu boucler la boucle durant le match en menant au score par (4-2) avant que les Saoudiens ne puissent rendre les pendules à l’heure à moins d’une demi-heure du sifflet final. Aussi, le Raja qui avait la possibilité de creuser l’écart à 5 buts, a souffert d’un arbitrage égyptien défaillant qui l’a privé d’un penalty des plus valables en faveur de Rahimi fauché par un défenseur des Saoudiens qui ont en profité de 2 pour éviter la défaite pendant le match.

Lors des tirs au but, le Raja a été tout simplement récompensé, surtout qu’il était le meilleur dans le match. Mais ce somptueux sacre ne doit pas éclipser la carence de sa ligne défensive qui flotte encore et qui vient d’encaisser 9 buts en 2 matches dont celui de l’AS Roma vainqueur (5-0), la semaine dernière, même dans une partie amicale en préparation à cette finale arabe.  

N’empêche, le Raja a réalisé l’essentiel et cette saison reste pleinement réussie à mettre à son actif avec notamment un effectif de joueurs, dans leur grande majorité sont de la boite locale du club, formés et préparés dans son école, ainsi que dans ses différentes catégories des jeunes.

Ces joueurs ont tous honoré leur mission dont El Wardi, El Habti, Soukhane, Madkour, Souboule, Haddad, Hadhoudi… et autre Rahimi qui venait de jouer et de remporter ses derniers sacres avec le Raja avant d’aller vivre une expérience professionnelle aux championnats du Golfe… tout comme la star congolaise Ben Malongo, parti également au Golfe et qui restait grand absent de cette victoire arabe après avoir marqué sa participation aux matches éliminatoires tout en menant ses coéquipiers à l’autre sacre africain.  

Mais la boite du Raja reste toujours riche avec ses jeunes prometteurs autour du vétéran Metoualli et son copain El Hafidi en compagnie du gardien de but Zniti constituant le trio inédit des Verts. Tous ont brillé de mille feux en compagnie de l’entraineur tunisien, Lassaad Chabbi qui justifie bien son nom d’heureux d’avoir remporté ses premiers titres internationaux avec le Raja et au sein duquel ils ont ainsi signé la naissance d’une nouvelle génération vers de lendemains meilleurs

Cependant, le Raja et toutes ses composantes devront être reconnaissants avec une pensée à mettre à l’actif de l’entraineur partant, Jamal Sellami. Car c’est ce dernier qui avait eu le mérite de réaliser une bonne partie du travail réussi, aussi bien pour les jeunes joueurs dénichés que pour les matches gagnés dans les deux coupes arabes et africaines. En plus, Sellami avait mené le Raja au sacre de la Botola, la saison écoulée, après des années d’éclipse et de doute. Mais le valeureux fils du Raja a été malheureusement contraint de jeter l’éponge et de quitter le navire des Verts suite à des manœuvres lamentables de certains Hayahas et autres énergumènes menés par un ancien dirigeant du club qui veut revenir par la fenêtre après avoir été sorti par la petite porte.  

C’est ainsi que ce nouveau titre porteur de fierté et de joie est venu à un moment opportun pour combler de bonheur toutes les composantes rajaouies, aussi bien moralement que financièrement, leur permettant d’envisager l’avenir avec grand optimisme.

Les détracteurs et hayahas devront donc se taire et laisser tranquille le Raja mondialiste, africain et arabe… se diriger vers de lendemains encore meilleurs…

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