Akil Macao, le metteur en scène de l’extraordinaire…

Reporter-photographe version XXL

Exigeant envers lui-même,  Ahmed Akil Macao est toujours aux aguets comme un guerrier au front du combat, usant de son «arme»  pour capter le déroulement  des événements avec un regard anthropologique si l’on osait l’expression.En cette année 2020, marquée par la propagation de la pandémie due à la Covid-19,  le photographe du journal Al Bayane a trôné à nouveau sur le podium en décrochant, pour sa deuxième participation consécutive, le Grand prix national de la presse dans la catégorie photo.     

Khalid Darfaf

Pour lui, la photographie est plus qu’un métier, c’est un mode de vie, voire une raison d’existence. La caméra, elle ne le quitte jamais,  étant souvent sur le qui-vive pour peindre l’instant, comme disait l’artiste   Fabienne Verdier.    

En fait, sa passion pour la photographie n’a d’égal que son amour pour sa petite famille. «Je suis né pour être photographe et rien d’autre», lance-t-il, avec un grand sourire. Et d’ajouter, « la photographie, c’est toute ma vie, ma bouffée d’oxygène et une manière d’écrire l’histoire à ma façon, car en fin de compte, le photographe n’est rien d’autre qu’un témoin qui relate le cours des événements quotidiens   à sa manière».

Pour ce natif de la ville de Casablanca, wydadi de souche, même s’il a vu le jour au cœur du Derb Kabir, «  la photo n’immobilise pas l’instant mais elle lui donne une deuxième vie ».  

Comme tous les enfants de son quartier, le jeune Macao faisait souvent le déplacement à la place des Sraghna pour contempler les photographes en action. A cette époque, visiteurs et touristes cherchaient à  éterniser leur passage à Casablanca en posant pour les photographes ambulants. «C’était pour moi le plus beau moment de la journée. Parfois, je me mettais de côté et ce à leur insu… Bref, cela me procurait un plaisir incommensurable», raconte-t-il.

A l’âge de 15 ans, notre photographe va faire connaissance d’Abdellatif Berrada qui possédait un studio à Derb Bouchentouf. Ce dernier lui proposa de travailler avec lui. «C’est grâce à lui que j’ai appris le b.a.ba du métier, et ce fut d’ailleurs mon premier job», confie-t-il.

Al Bayane, une école

Après quelques années de labour et après avoir développé ses compétences, Akil Maco va proposer ses services à plusieurs supports de presse écrite pour assurer la couverture des compétitions de football amateur.

Il faut dire que  son ralliement au journal Al Bayane   constituera un moment charnière dans son parcours professionnel. « Al Bayane a amplement façonné ma vision du monde. C’est plus qu’une entreprise de presse.

C’est avant tout une deuxième famille  et une véritable  école qui m’a permis, outre d’aiguiser mes compétences, de côtoyer de grandes personnalités et des militants  qui ont marqué l’histoire du Royaume, en l’occurrence feu Ali Yata, Ismaël El Alaoui, Nabil Benabdallah,…», se rappelle-t-il. Qui plus est, ajoute Macao, cette institution m’a permis de poursuivre des formations pour élargir davantage mes connaissances. A l’institut supérieur de l’information et la communication, Akil Macao a eu le privilège d’assister à des cours de formation donnés par Pascal Rossignol, un photographe de la prestigieuse agence de presse Reuters.

«Je n’oublierai jamais le jour où il a dit à mes collègues de rester collés à leurs appareils et d’être souvent patients, tout en leur conseillant de me prendre pour exemple», raconte-t-il. «Ce fut un moment de fierté et de reconnaissance», se souvient-il.

Après des années de labeur et sans désemparer, Macao va être sacré meilleur photographe sportif au Royaume de Bahreïn en septembre 2015. Une manifestation qui a vu la participation de plus de 16 pays arabes. La même année, il va être réélu à la tête de la Rabita des photographes de la presse sportive marocaine (RPPS).

Et ce n’est pas tout, car comme dit l’adage, un bonheur n’arrive jamais seul. Akil Macao va être primé au grand prix national de la presse 2015.Quant au secret de tout ce succès, Macao répond qu’il n’a pas de recette miracle. «Je remercie vivement toutes les personnes qui m’ont aidé dans ma carrière, notamment ma chère épouse Hasna que j’aime beaucoup et qui ne ménage aucun effort pour me soutenir et qui prend soin de nos enfants durant mes absences fréquentes », affirme-t-il, avant de souligner que cette récompense, il la doit aussi à l’ensemble du staff de la direction Al Bayane et à sa tête le Directeur de la publicvation, Mahtat Rakas, qui ne lésine point sur les moyens pour l’épanouissement de l’entreprise et de toutes ses compétences  », conclut notre interlocuteur.

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