Proche Orient : Abbas demande à Obama d’imposer une solution

Ces propos, prononcés lors d’un discours devant les membres du Fatah, à Ramallah, interviennent alors que l’émissaire américain George Mitchell effectue une nouvelle visite dans la région afin de relancer le processus de paix.

Le représentant américain au Proche-Orient a rappelé vendredi que le président Barack Obama était déterminé à faire émerger une solution au conflit régional «bientôt», et non «dans un futur vague et distant». « le président et membres de l’administration américaine, puisque vous croyez (en la création d’un Etat palestinien), il est de votre devoir de prendre des mesures pour parvenir à une solution et imposer cette solution», a déclaré Mahmoud Abbas. «Nous avons demandé plus d’une fois (à l’administration américaine): Imposez une solution.»

Selon des médias, Barack Obama étudierait, actuellement, la possibilité de faire une proposition qui dessinerait les contours d’un accord de paix final. Cependant, une telle décision susciterait certainement l’opposition d’Israël, qui insiste sur la tenue de négociations pour trouver une solution au conflit.

La visite de l’émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à la suite des activités de colonisation de l’Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le président palestinien refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Benyamin Netanyahou présente comme une tentative d’éviter les discussions de paix.

George Mitchell tente d’obtenir du Premier ministre israélien des mesures d’établissement de la confiance réclamées par Barack Obama pour faciliter l’ouverture de «discussions de proximité», dans l’espoir qu’elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il devait rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien, qui vient de proposer, selon le Haaretz, la création d’un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

Les suggestions du président américain ont été remises il y a un mois à Benyamin Netanyahou lors d’une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n’y ont, pour l’instant, pas officiellement répondu.

Benyamin Netanyahou cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

George Mitchell a visité la région une douzaine de fois durant l’année écoulée, sans parvenir à une sortie d’impasse dans les négociations de paix interrompues par l’intervention de l’armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corée du Nord : Prête à utiliser le nucléaire

 

Photo : nucléaire

 

La Corée du Nord a averti. En cas de provocation des «impérialistes américains» et des «marionnettes bellicistes sud-coréennes», ses forces armées «mobiliseront tous les moyens y compris la dissuasion nucléaire».La Corée du Nord a averti samedi 24 avril qu’elle utiliserait tous les moyens y compris les armes nucléaires, en cas d’intrusion sur son territoire par les Etats-Unis et la Corée du Sud. «Les forces armées de la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) sont prêtes à faire face à toute provocation», a déclaré le général Ri Yong-Ho, chef d’état major des forces nord-coréennes. «Elles mobiliseront tous les moyens y compris la dissuasion nucléaire … si les impérialistes américains et les marionnettes bellicistes sud-coréennes osent pénétrer dans l’espace aérien, les eaux territoriales et le territoire inviolables de la RPDC ne serait ce que de 0,001 millimètre», a-t-il dit. Il a affirmé qu’actuellement dans la péninsule coréenne «la situation était grave», à cause de la Corée du Sud et de son allié les Etats-Unis. Il les a accusés de vouloir la guerre. L’armée sud-coréenne a mis en cause la Corée du Nord dans le naufrage d’un de ses navires militaires, affirmant que la corvette avait été coulée par une torpille tirée par un sous-marin nord-coréen. La corvette avait coulé le 26 mars après une mystérieuse explosion qui l’avait brisée en deux au large de l’île de Baengyeong, près de la frontière maritime avec la Corée du Nord. Quarante-six marins avaient péri. Auparavant, Séoul n’avait pas directement mis en cause la Corée du Nord, laquelle a nié toute implication. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré vendredi à Tallinn qu’elle espérait qu’«aucune action ou erreur» ne déclencherait une nouvelle guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement thaïlandais rejette l’offre des «rouges»

 

Les opposants au Premier ministre Abhisit Vejjajiva s’étaient déclarés prêts au dialogue sous réserve de la tenue d’élections législatives dans un délai de 30 jours. Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a rejeté samedi 24 avril l’offre des manifestants antigouvernementaux qui s’étaient déclarés prêts au dialogue sous réserve que soient organisées des élections législatives dans un délai de 30 jours. «Non je la rejette (cette offre). Car ils font usage de la violence et de l’intimidation. Je ne peux accepter cela», a déclaré le Premier ministre. «L’ultimatum de 30 jours n’est pas le problème. Une dissolution (du Parlement) doit être effectuée pour le bien de tout le pays et non simplement pour celui des chemises rouges, et cela doit être fait au bon moment», a-t-il ajouté. «Leur concession vise simplement à capter l’attention des médias étrangers», a-t-il dit. Ce dialogue a fait suite aux appels de la communauté internationale, Etats-Unis et ONU en tête, à proscrire la violence et à résoudre le conflit de façon pacifique. Les «chemises rouges», qui occupent deux grands axes en croix de plus de deux kilomètres chacun dans le centre-ville, et qui ont dressé des barricades devant chaque issue, ont affirmé samedi redouter une opération imminente des forces de l’ordre. «Abhisit a ordonné la répression de nos partisans sous 48 heures», a affirmé l’un des cadres du mouvement, Nattawut Saikuar, selon lequel ses partisans s’apprêtent à retirer leur signe d’appartenance, le rouge, afin de lutter plus efficacement en cas de répression. Plus tôt dans la journée, d’autres opposants ont déclaré avoir appris auprès de leurs sympathisants que l’armée mobilisait ses effectifs, malgré l’offre de dialogue en cours. Nattawut Saikur a également assuré que le mouvement resterait non-violent. Cependant, sur les tribunes du mouvement, d’autres cadres ont juré «la guerre». L’un d’eux a également menacé de prendre d’assaut les centres commerciaux situés dans leur périmètre, où se cacheraient selon eux les forces de l’ordre. «Nous sommes prêts à faire face aux mesures du gouvernement. Quel que soit le tee-shirt que nous portons, notre coeur est rouge», a ainsi lancé Jatuporn Prompan. La crise lancinante dans laquelle s’enferre la Thaïlande a pris un tour radicalement violent depuis les affrontements du 10 avril, qui ont fait 26 morts et plus de 800 blessés, ainsi que les attaques à la grenade de jeudi soir. Les «rouges», partisans de l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, exigeaient jusqu’ici la démission inconditionnelle du gouvernement et la tenue d’élections anticipées. Ils estimaient, en effet, que Abhisit Vejjajiva était illégitime depuis son accession au pouvoir à la faveur d’un renversement d’alliances au Parlement. Les «chemises rouges» semblaient, dernièrement, avoir infléchi leur ligne après six semaines de manifestations émaillées de violences meurtrières à Bangkok.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Otages : Les Etats-Unis inquiets pour trois détenus en Iran

 

 

 

Photo : otages

 

 

Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche, est d’autant plus inquiet que leur état de santé se dégrade. «Une raison de plus pour le gouvernement iranien de les libérer immédiatement». Alors que trois randonneurs américains sont détenus en Iran depuis juillet 2009, les Etats-Unis se sont dits «profondément inquiets», vendredi 23 avril, leurs familles ayant par ailleurs affirmé que deux d’entre eux étaient en «mauvaise santé». «Les Etats-Unis restent profondément inquiets au sujet des trois randonneurs américains, Shane Bauer, Josh Fattal et Sarah Shourd, détenus en Iran depuis juillet 2009 sans aucune inculpation et sans avoir accès à un représentant légal», a déclaré le porte-parole de la présidence américaine Robert Gibbs dans un communiqué. Il a également indiqué que la Maison Blanche était d’autant plus inquiète alors qu’elle a appris, des familles des randonneurs, que leur état de santé physique et psychologique se détériorait. Le porte-parole a ajouté que cela constituait «une raison de plus pour le gouvernement iranien de les libérer immédiatement».

 

 

 

 

 

 

Mississippi : Au moins dix morts après une tornade

 

 

 

Photo : tornade

 

Les tempêtes accompagnées de pluies torrentielles ont balayé le sud-est du pays. La situation est jugée «particulièrement dangereuse».Au moins dix personnes, dont deux enfants, ont perdu la vie et une vingtaine d’autres ont été blessées après le passage de plusieurs tornades et orages dans le Mississippi, samedi 24 avril. Les autorités poursuivent les recherches alors que le bilan pourrait s’alourdir. Dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis, les vents violents ont arraché des toits, disloqués des maisons et retournés des véhicules. Les secouristes continuent à fouiller les décombres des habitations, souvent pulvérisées. La Garde nationale a été envoyée en renfort, ainsi que des équipes de la Croix-Rouge américaine. Le gouverneur du Mississippi, Haley Barbour, a indiqué que l’état d’urgence avait été décrété dans 17 comtés sévèrement touchés pour ces tornades de printemps alors que le centre national de prévisions météorologiques (NWSSPC) a annoncé pour la journée de dimanche 25 avril le «développement de plusieurs tornades puissantes, à long déplacement». Les tornades, accompagnées de violents orages, devraient se renforcer à mesures qu’elles se déplacent vers le nord-est des Etats-Unis. «C’est une situation particulièrement dangereuse», a averti le NWSSPC.

 

 

 

 

 

 

Crise mondiale : Reprise américaine dès 2011 ?

 

 

 

 

Photo : reprise

 

 

Le secrétaire au Trésor américain prévoit une reprise tirée par la demande privée devant permettre aux Etats-Unis de commencer à réduire leur déficit l’an prochain. «Nous sommes assez certains qu’il y aura» l’an prochain «une reprise tirée par le secteur privé» en 2011 aux Etats-Unis, a déclaré vendredi 23 avril Timothy Geithner lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre des ministres des Finances des pays riches et émergents du Groupe des Vingt à Washington. Depuis son arrivée à la tête du Trésor en janvier 2009, cette appréciation est la plus optimiste qu’il ait portée. La majorité des indicateurs économiques s’est révélée être orientée favorablement et mieux que prévu, depuis le début du mois d’avril. C’est la première fois depuis la fin de la récession américaine à l’été 2009 qu’un responsable américain évoque la possibilité d’une croissance autonome de la première économie mondiale ne nécessitant plus le soutien de l’Etat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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