Appel à une réglementation claire des activités pharmaceutiques

Des professionnels de la santé publique ont appelé, samedi à Skhirat, à l’adoption de lois adaptées pour réglementer les activités pharmaceutiques et assurer l’accès à des points de vente contrôlés.

Intervenant lors de la deuxième journée des 2è assises nationales du médicament et des produits de santé, organisées sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ces experts représentant plusieurs instances internationales opérant dans le domaine de la contrefaçon ont souligné la nécessité de surveiller l’application de la réglementation, de disposer d’un service national efficace d’inspection des pharmacies et de baisser les prix des médicaments sans altération de la qualité et sans mise en péril de la recherche.

Ils ont, ainsi, plaidé pour la ratification des conventions internationales relatives à la falsification des faux médicaments, l’adoption d’une législation moderne, d’un dispositif institutionnel et de la couverture maladie universelle, outre la sensibilisation de l’opinion publique.

La loi doit prendre en compte les répercussions des faux médicaments sur la santé publique et inclure des dispositions contre la falsification de médicaments, ont-ils insisté, notant que les magistrats doivent être formés et protégés contre la corruption et être entraînés au traitement des aspects internationaux.

Cette criminalité transnationale implique une véritable coopération transfrontière, ont-ils indiqué, ajoutant que l’Afrique demeure le terrain de jeu favori des trafiquants.

Les faux médicaments constituent le plus gros marché noir du monde, ont-ils fait remarquer, relevant que les pertes annuelles pour l’Afrique de l’Ouest s’élèvent à 400 millions de dollars à cause des faux antipaludéens.
L’arnaque concerne les médicaments et les vaccins humains et vétérinaires, les dispositifs médicaux (prothèses, valves cardiaques..), les diplômes et ordonnances falsifiés et les alternatives thérapeutiques, ont-ils précisé.

Placée sous le thème «La lutte contre les médicaments falsifiés en Afrique», cette rencontre d’envergure continentale et internationale vise à inciter les pays africains à se doter des instruments juridiques nécessaires, à pénaliser la contrefaçon des médicaments et des produits de santé, à identifier les défis auxquels sont confrontés les pays africains en matière de lutte contre la contrefaçon des médicaments et produits de santé et à proposer des solutions pour relever ces défis.

Prennent part à cet événement de deux jours, plusieurs ministres africains de la santé, de hauts responsables de l’Union africaine (UA), de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’instances internationales, des représentants de différentes autorités réglementaires du médicament et de l’industrie pharmaceutique et de la société civile.

Par ailleurs, près de 16 pays africains participent à ces Assises, à savoir le Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Guinée Bissau, Mali, Niger, République Centrafricaine, RDC, Rwanda, Sénégal, Tanzanie et Tchad.

(MAP)

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