Automobile: une flambée des salaires s’empare du secteur

L’industrie automobile marocaine est en plein essor. Et ses besoins en termes de profils compétents augmentent, créant de fait une pénurie sur le marché. Pour satisfaire ces besoins, les groupes sont prêts à payer cher afin de garder les bons éléments.

Ce quia occasionné une inflation des salaires dans le secteur. En effet, les opérateurs vont jusqu’à rajouter 20 à 30% sur les salaires, pour pouvoir disposer de profils expérimentés. La conséquence de cette inflation des salaires, c’est une compétitivité accrue sur les profils, considérée comme problématique pour quelques spécialistes du secteur.

Malgré tout, les niveaux de rémunération du secteur sont dans la moyenne des salaires de l’industrie. «En temps normal, un ingénieur débutant reçoit un salaire entre 6000 et 9000 dirhams. Il peut atteindre jusqu’à 15.000 dirhams avec plus de trois ans d’expérience. Pour ce qui est des cadres dirigeants, les salaires varient entre 30.000 et 80.000 dirhams», rapporte l’hebdomadaire La Vie Eco.

Cette inflation des salaires du secteur automobile ne touche pas que le Maroc, bien au contraire. D’autres pays connaissent la même situation. En République tchèque, le salaire moyen mensuel du secteur a augmenté de 8,7% à fin 2018 par rapport à l’année précédente. Il dépasse désormais de 31% le niveau de salaire général du pays (tous secteurs confondus). Ceci est dû à l’augmentation de la production de véhicules dans le pays, pour la cinquième fois consécutive. Plus de 1,437 million de véhicules sont sortis des usines tchèques, enregistrant une augmentation de 1,7% par rapport à 2017.

Au Maroc, la production automobile s’est élevée à plus de 400.000 chez Renault qui est le seul constructeur actuellement opérationnel sur le territoire. Dans le détail, l’usine Renault de Tanger a produit quelque 316.000 véhicules et celle de Aïn Sebaâ, Somaca, a délivré 83.550 unités. Le secteur emploie plus de 83.000 personnes.

S. Douieb

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