Baliser la voie de la confiance

Table-ronde autour du Sahara marocain

Le Maroc prend part, ce mercredi et demain jeudi à Genève, à la table-ronde organisée par l’envoyé personnel de l’ONU, Horst Köhler, sur le différend régional autour du Sahara marocain.

La participation de la délégation marocaine, conduite par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, fait suite à l’invitation de Köhler adressée, le 28 septembre et le 23 novembre 2018, au Maroc, à l’Algérie et à la Mauritanie. Ainsi, le Maroc a toujours manifesté sa bonne volonté et tendu sa main à l’autre partie en vue de trouver une solution politique à ce conflit artificiel qui dure depuis plus de quatre décennies. C’est dans ce cadre que le royaume a proposé l’initiative de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Une proposition estimée crédible et réalisable par la communauté internationale. D’ailleurs, le Maroc a tenu à le rappeler à la veille de la rencontre de Genève par la voix de la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mounia Boucetta, qui a réaffirmé, lundi à la chambre des conseillers, que cette initiative d’autonomie demeure l’unique solution réaliste à la question du Sahara.

Mais, les négociations, qui étaient menées à ce propos, enfermaient le conflit dans sa dimension «bilatérale» entre le Maroc et le «polisario», tandis que l’Algérie et la Mauritanie étaient conviées aux réunions en leur qualité d’«observateurs». Cette situation a changé aujourd’hui. L’Algérie a été invitée par l’ONU à Genève en tant que partie. Autant dire que l’ONU, qui supervise ce processus, perçoit le conflit dans sa dimension régionale. C’est dans cette perspective que seront donc relancées les négociations, suspendues depuis 2012, en vue de poursuivre le processus politique lancé depuis 2007.

D’ailleurs, la résolution  N° 2440 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2018, souligne l’impératif d’ouvrir un nouveau chapitre dans le processus de règlement afin de parvenir à une solution politique, consensuelle, réaliste et durable. La même résolution réaffirme les paramètres du processus politique, définis depuis 2007.

De même, elle conforte tous les acquis du Maroc en ce sens qu’elle consacre la prééminence de l’initiative d’autonomie, salue les efforts sérieux et crédibles du Royaume pour parvenir à une solution politique de ce conflit artificiel et appelle au recensement des populations des camps de Tindouf, faisait savoir lundi la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mounia Boucetta. A Genève, l’offre marocaine, (plan d’autonomie sous souveraineté marocaine), demeurera donc la seule proposition considérée d’ailleurs comme une base crédible et sérieuse de négociation par le Conseil de sécurité.

 B.Amenzou

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