Examen du Bac: Des dates problématiques!

L’examen régional unifié de la première année du baccalauréat et l’examen régional pour les candidats libres se dérouleront les 8 juin et 10 juin 2019.

L’annonce a été faite par le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique-département de l’éducation nationale, le mardi 21 mai, soit une quinzaine de jours avant ce jour de l’examen.

Et durant cette courte période, plusieurs changements interviendront dans la vie de la population et qui perturberont, à coup sûr, celle des élèves. Il s’agit du changement de régime alimentaire avec la fin du Ramadan, l’ambiance des vacances d’une fête sacrée et son rituel ainsi que son atmosphère et les six jours de jeûne de Chawal, le changement d’horaire, passage à GMT+1, durant les jours de l’examen et le changement de climat durant ce mois de juin habitué à la chaleur. Une machine, qui subira ces chocs de changement, pourrait sauter.

Que dire de l’être humain dans un état encore vulnérable de surcroit ? En plus de cette problématique liée aux conditions du contexte, le volet pédagogique est également fortement soulevé. En effet, la programmation de cet examen n’a pas tenu compte du volume horaire perdu à cause des grèves qui n’ont que trop duré cette année.

Ce qui aura des effets néfastes sur les élèves du public et favorisera par ailleurs ceux du privé. Ce qui porte à croire que cette date est inappropriée pour le déroulement de ces examens. Il faut dire que l’année scolaire 2018-2019 aura été celle de toutes les improvisations et les perturbations. En fait, les cours ont démarré avec des polémiques sur les manuels scolaires et le dialecte arabe (darija), en plus des problèmes devenus habituels, notamment les sureffectifs et le phénomène de plusieurs niveaux dans une salle de cours, notamment dans le monde rural.

Après ce commencement, les grèves des enseignants contractuels et celles initiées par les syndicats les plus représentatifs ont fait perdre un volume horaire très important aux élèves de l’enseignement public. Dans cette conjoncture, les débats sur la loi-cadre sur l’enseignement et le blocage qui frappe toujours le projet montrent que le navire de l’enseignement vacille.

B.Amenzou

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