La défaillance communale!

Décidément, la gestion des communes territoriales dans le grand Agadir paraît mordre de la poussière, avec cette série de dysfonctionnements qui alertent les inspections des instances publiques en charge de cette mission.

En fait, après la  sentence fracassante de la localité d’Aït Melloul, sise à la province d’Inezgane Aït Melloul ayant mis à l’écart le président de la commune et pas moins de trois de ses adjoints, la commune d’Agadir vient de se faire ébranler par l’interpellation du département de tutelle pour, croît-on savoir des «anomalies procédurales» datant du début du mandat en cours. Le présent dossier concerne le maire de la commune, cinq vices-président et trois employés, mis en cause.

On parle aussi d’une troisième affaire qui pointe déjà à l’horizon, relative à l’«implication» du secrétaire du conseil de la commune d’Aït Melloul et chef de la commission de soutien des associations, dans une infraction inhérente au conflit d’intérêt. La traînée de poudre qui se propage sur l’étendue du grand Agadir, ne fait que semer un discrédit de gouvernance, au moment où il est question de solidifier les structures institutionnelles pour une gestion crédible et édifiante.

A cet effet, on s’attendra à d’autres surprises, selon certaines sources qui mettent en doute la justesse de nombre d’instances d’élus en ces moments d’appréhension virale. Sans avoir guère le sentiment de remuer le fer dans la plaie, encore moins d’agir dans l’interférence avec les institutions de contrôle, cette vague recrudescente  de l’irrégularité de gestion communale, reste problématique à plusieurs titres.

De prime abord, elle remet en cause le choix des candidats au niveau des partis politique et l’insistance sur leurs vertus de moralité pudique envers les citoyens. Dans les exemples présentés ci-dessus, on se retrouvera pantois en face à cette inconséquence entre le propos et l’acte de la formation politique dont émanent les membres en mal d’intégrité morale. Ensuite, tout en louant la fermeté des Autorités locales et judiciaires de faire preuve loyauté, on s’interrogera sur la capacité compétente de transcender les  astreintes administrative et budgétaire qui s’érigent en réelles entraves devant les actions de membres inexpérimentés et, dans bien des cas, «convoités» par les appétits des deniers publics.

Enfin, à voir cette multitude de défections qui prolifère dans nos communes en termes de gouvernance, on redoutera plutôt les retombées néfastes sur l’attitude des populations indignées face à cette nuée de défaillances, mais également incitées à produire la certitude de désaffection, de non confection et d’hostilité à l’égard du rôle de l’élu dans le développement local et régional. Par ce spécimen d’élu que les majorités écrasantes procrée sur le tas, sans opposition agissante, on se la coule douce et verse dans la facilité menant, à coup sûr, au dérapage.

Les réactions coercitives des instances de l’Etat sont certes, là pour réprimander le contrevenant aux règles et procédures de l’action communale. Mais, il faut dire que la thérapie réside dans les racines, à avoir les partis politiques qui se doivent de mandater des candidats probes et civiques!

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